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L’atrésie biliaire : relation(s) entre l’histoire clinique et l’anatomo-pathologie à travers des patients pédiatriques ayant subi une transplantation hépatique aux CUSL entre 2009 et 2017

(2018)

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Introduction : L'AB est une affection rare caractérisée par une obstruction progressive du flux biliaire survenant en période périnatale. Cette affection est la cause la plus fréquente de cholestase néonatale. L'incidence mondiale varie entre 1/20 000 et 1/3 200 naissances vivantes, l'Asie et les pays du Pacifique étant les plus touchés. Elle est de 1/18 000 naissances vivantes en Europe. Les filles sont légèrement plus fréquemment atteintes que les garçons. L'atrésie biliaire est une affection non héréditaire de cause inconnue. Ce diagnostic est évoqué devant un ictère néonatal accompagné de selles décolorées et d'une hépatomégalie. Non traitée, la maladie évolue vers une cirrhose en quelques mois et conduit au décès de l'enfant dans les premières années de sa vie. Le traitement est séquentiel ; en période néonatale, l'intervention de Kasai, aussi appelée hépatoporto-entérostomie, peut être réalisée si le diagnostic est suffisamment précoce, afin de tenter de restaurer le flux biliaire vers l'intestin. En cas d’échec immédiat (30% des cas) ou de progression ultérieure de la maladie (30-60%), le traitement restera chirurgical. En effet, la transplantation hépatique reste la seule option définitive. Objectif de l’étude : La seule véritable voie de guérison étant la TH, rendue nécessaire principalement par la cirrhose biliaire engendrée, le service d’anatomo-pathologie des Cliniques Universitaires Saint-Luc possède du matériel d’étude en abondance. Tous ces foies explantés pourraient amener des réponses aux nombreuses questions qui planent encore aujourd’hui autour de la maladie qu’est l’AB. En effet, la pathogenèse, et plus spécialement la fibrogenèse ainsi que le problème de développement des canaux biliaires, n'est que peu connue. De plus, l'aspect clinicopathologique de l'AB peut différer. En effet la maladie peut se déclarer via une cirrhose décompensée, via une hypertension portale importante ou encore via une cholangite récidivante. L’aspect du foie, du point de vue macroscopique et microscopique, peut également fortement varier. Sachant cela, cette étude vise à examiner de plus près le développement de cette maladie à travers une série de jeunes patients ayant vécu, au moins en partie, leur combat contre l’atrésie biliaire entre les murs de Saint-Luc. Patients, matériel et méthodes : La population étudiée est composée de 80 patients (âge médian à la TH : 2 ans 1/2, étendu de 4 mois à 32 ans) transplantés aux CUSL entre 2009 et 2017. Tout d’abord, l’histoire clinique de ces patients a été mise en avant à l’aide de Medical Explorer, après quoi les tissus hépatiques issus des explantations ont été observés du point de vue macroscopique (photos) ainsi que du point de vue microscopique. Résultats : 48 sur 80 (60%) patients atteints d’AB ont subi une intervention de Kasai avant TH. Ces patients ont été diagnostiqués significativement plus tôt (p<0.0001), sont plus souvent issus de l’Union Européenne (p=0.0392), sont transplantés plus tard (p=0.0243) et présente un temps plus long entre diagnostic et TH (p<0.0001). Ils montrent un taux de bilirubine plus bas (p=0.0315), un niveau d’albuminémie plus élevé (p=0.0027) et plus de cholangites (p=0.0014) et d’hypertension portale sévère, accompagnée de ses complications, (p=0.0416) comme cause de TH comparé au groupe n’ayant pas bénéficié d’une opération de Kasai. D’un point de vue anapathologique, ce dernier groupe possède un plus grand nombre de canaux biliaires péri-hilaire (p=0.0168), plus de bilirubinostase (p=0.0646) et de transformations en cellules géantes (p=0.0565) par rapport au groupe Kasai. Du point de vue macroscopique, les 80 patients ont été classés à travers trois groupes, le premier présentant des lacs biliaires en région péri-hilaire (n=37, 46.2%), le second ne présentant pas de dilatations des voies biliaires (N=35, 43.8 %), uniquement une bilirubinostase diffuse, et le troisième affichant un nodule de régénération (n=8, 10%). 15 (40.5%) sur 37 patients du premier groupe présentent un bilome en plus de lacs biliaires. Les patients du 2ème groupe n’ont ni lacs biliaires, ni bilome. Le 3ème groupe quant à lui aura un nodule de régénération allant de 3.5 cm and 10 cm toujours localisés proche du hile. Tous les patients de ce groupe ont subi une KPE et affichent un âge significativement plus avancé au temps de la TH, une période plus longue entre diagnostic et TH, une prévalence plus élevée de greffe provenant d’un foie entier, un taux plus bas de bilirubine totale par rapport aux deux autres groupes. Au niveau anapathologique, les régions nodulaires montrent une architecture tissulaire préservée, moins de fibrose, de dommages et d’inflammation cellulaires comparées aux tissus non nodulaires. Aucun signe de malignité n’a été trouvé dans les nodules. Pour finir, ce dernier groupe présente significativement moins de bilirubinostase (p=0.0076), moins de malformation de la plaque ductale (p=0.0323) et moins d’extravasation biliaire (p<0.0001). Conclusion : Les foies explantés des patients ayant bénéficiés d’une KPE montrent plus fréquemment des signes de cholangite et/ou d’hypertension portale sévère avant TH, et de meilleures fonctions hépatiques. Nos données confirment qu’un nodule hilaire bénin a été retrouvé chez les patients BA possédant des caractéristiques clinicopathologiques distinctes dans le long terme après KPE. Basé sur ces résultats, la pathogénèse d’un large nodule pourrait consister en un meilleur drainage biliaire de la région périhilaire, et ce grâce à l’opération de Kasai.