L’utilisation du clavier, un outil d’aide pour de bonnes performances en orthographe chez un enfant dyspraxique ?
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- La notion de trouble dyspraxique n’est pas encore bien connue du grand public, ce sont des enfants souvent considérés comme maladroits ou désordonnés. L’apparition d’une définition complète et précise du trouble a permis une vision plus claire des difficultés associées à la dyspraxie. Néanmoins, il s’agit d’un sujet encore peu investigué dans la littérature, nous le voyons par les manquements théoriques. Nous avons effectué des recherches et nous avons trouvé une série de contradictions entre les études. Certains auteurs prônent la conservation de la méthode manuelle associée à un entrainement soutenu (Barray, 2012) et d’autres prouvent que la vitesse d’écriture des enfants dyspraxiques reste bien plus lente que celle des enfants tout-venants (Prunty et al., 2013). Nous avons pu voir également des auteurs se pencher sur l’impact positif du clavier sur l’orthographe et sur les composants de l’écrit (Christensen, 2004 ; Quinlan, 2004) et d’autres les contredisant en obtenant des résultats moins probants (Klein et al., 2008). Nous avons observé beaucoup de contradictions lors de notre recherche. Il y a encore énormément de questions qui restent sans réponses. Nous ne connaissons pas à l’heure actuelle le véritable apport de l’ordinateur en tant qu’outil compensatoire pour l’écriture chez des enfants dyspraxiques. Il serait intéressant d’étudier ce sujet pour assurer le suivi des enfants dyspraxiques de la manière la plus efficace possible dans les prises en charges. Nous avons tenté de répondre à une cette question en élaborant des études de cas. Nous avons sélectionné quatre enfants dyspraxiques âgés entre neuf et douze ans à qui nous avons fait passer des épreuves visant à confirmer le diagnostic de dyspraxie. Nous avons également créé trois tâches (dictée de mots et de non-mots – détection de mots – copie et rappel de mots). Chaque tâche contient une condition papier et une condition clavier. Ces tâches ont été créées dans le but de confirmer ou d’infirmer notre hypothèse de base prônant l’idée que les enfants dyspraxiques seraient meilleurs au clavier qu’en écriture manuelle dans des tâches de production écrite car cela leur demanderait une moindre charge motrice. Nous avons comparé les performances de chaque enfant dyspraxique à un groupe contrôle composé de cinq enfants tout-venants. Les résultats se sont montrés malheureusement pour la plupart non-significatifs dus à une série de facteurs. Nous n’avons donc pas pu confirmer notre hypothèse. Nous avons néanmoins obtenu des informations sur les enfants dyspraxiques. En effet, ils ont tous des profils assez hétérogènes avec leurs points forts et leurs points faibles, avec un niveau de maitrise du clavier différent, il est donc difficile d’établir des conclusions pour ce type de population. Réaliser une étude à plus grande échelle en comparant deux groupes d’enfants ; un groupe d’enfants tout-venants et un groupe de dyspraxiques en pré et post-test serait intéressant pour cibler l’impact véritable du clavier sur l’orthographe d’enfants dyspraxiques.