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Grossesses post-cancer : évaluation et pronostic : une étude rétrospective descriptive menée aux Cliniques universitaires Saint-Luc

(2017)

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Introduction et objectifs : Un nombre grandissant de femmes avec antécédent néoplasique évoquent aujourd'hui un désir de grossesse. Le nombre de grossesses chez ces jeunes femmes est plus bas que dans la population générale, avec un taux accru de ménopause précoce. A ce jour, peu d'outils permettent de prédire l'étendue des dommages occasionnés par le cancer et ses traitements sur la réserve et la fonction ovariennes. La cryopréservation prétraitement n'est pas systématiquement proposées aux patientes et il semblerait que les praticiens soient réticents à recourir aux techniques de procréation médicalement assistée. Il persiste auprès des soignants la crainte d'induire une récidive tumorale et d'affecter le pronostic oncologique après une grossesse. Par ailleurs, les consensus concernant un délai à respecter entre la fin des traitements et le début d'une grossesse ne sont pas parfaitement établis. Ce mémoire de recherche clinique est essentiellement destiné à recenser les cas de grossesses post-cancer en vue d'établir la portée du problème, d'en décrire les caractéristiques, de noter l'éventuelle survenue de complications obstétricales et de générer des éléments de pronostic. Matériel et méthodes : A partir des carnets de naissance et du serveur intra-hospitalier des Cliniques universitaires Saint-Luc, nous avons recensé tous les accouchements entre janvier 2004 et juin 2017, survenus après une histoire néoplasique. Des données démographiques, obstétricales et oncologiques ont été systématiquement collectées. Le travail est une étude d'observation descriptive longitudinale. Le suivi, rétrospectif, s'étale sur treize années. La manœuvre thérapeutique n'a pas été imposée. L'étude est menée sans groupe témoin, et ne pose donc pas d'hypothèses étiologiques. Résultats : 71 cancers, associés à 96 grossesses et à 98 naissances, ont été dénombrés. Les quatre néoplasies les plus fréquemment retrouvées sont : un cancer hématologique, un cancer du sein, un mélanome malin et une tumeur cérébrale. Une cryopréservation prétraitement a été proposée pour 14 patientes (21 %), 82 grossesses ont été obtenues spontanément (85 %). L'impact exact des traitements de radiothérapie et de chimiothérapie sur la fertilité est peu clair. Nous comptons 16 naissances avant 37 semaines d'aménorrhée {16 %) et 34 accouchements par césarienne (35 %). Douze enfants avaient un poids en dessous du 10e percentile {12 %). L'anatomopathologie placentaire, lorsqu'elle a été effectuée, montrait majoritairement des défects d'origine vasculaire. Le pronostic pédiatrique est généralement excellent, seul un enfant souffre d'une pathologie résiduelle. 10 patientes ont récidivé leur pathologie maligne après la grossesse {14 %), 3 en sont décédées (4 %). Pour ces femmes, la maladie était plus agressive et le pronostic d'emblée réservé. Conclusions : Les résultats sont globalement encourageants pour les femmes qui considèrent une grossesse après une histoire de cancer. Certaines devraient bénéficier d'un suivi plus rapproché en raison d'un risque légèrement augmenté de naissances prématurées, de petits poids à la naissance et de césariennes. Par ailleurs, une grossesse chez une femme avec une histoire de cancer ne compromet pas sa survie globale.