L’influence de la fatigue sur les capacités linguistiques des personnes aphasiques.
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- Trop peu de littérature se concentre sur la relation entre les performances linguistiques et la fatigue des patients aphasiques à la suite d’un AVC. Pourtant, l’impact de la fatigue sur les rééducations logopédiques se remarque par les thérapeutes (Riley, 2016). Ce manque de recherches scientifiques peut s’expliquer par l’absence de consensus entre les chercheurs sur le phénomène qu’est la fatigue post-AVC. En effet, il s’agit d’un sentiment complexe encore difficile à appréhender. Notre étude fait partie d’une recherche longitudinale menée depuis bientôt 4 ans. Dans un premier temps, elle analysera la relation entre les mesures objectives et subjectives de fatigue, mais aussi le lien entre les mesures subjectives de fatigue et l’anxiété, la motivation et la métacognition des participants. Dans un second temps, nous voulions vérifier la relation entre de la fatigue post-AVC et les performances linguistiques des personnes aphasiques, tout en nous assurant que les variables anxiété, motivation et métacognition n’influencent pas les résultats. Enfin, dans le but d’étudier différemment la relation entre les performances linguistiques et les mesures objectives de fatigue, nous désirions d’une part examiner si des différences existaient entre les diagnostics d’aphasie et d’autres part analyser l’échantillon en le divisant selon le degré de fatigue. À l’aide des données recueillies par Crosetta (2019), du Parc (2019) et Gorgemans (2019), nous avons pu observer une relation entre la durée moyenne des clignements des yeux et les trois mesures subjectives de la fatigue. Aussi, un lien entre l’écart-type des durées moyennes des clignements des yeux et la fatigue mentale s’est avéré. Une corrélation est apparue entre la durée moyenne des clignements des yeux et les performances linguistiques et peut d’ailleurs s’expliquer par les patients qui sont les plus fatigués de l’échantillon. Les effectifs des groupes réalisés en fonction des aphasies ne nous ont pas permis de démontrer une différence entre les groupes bien que nous ayons constaté que les aphasies mixtes se démarquent pour exprimer la relation entre les deux paramètres questionnés. Les résultats nous permettent d’affirmer qu’une relation entre les performances linguistiques et la fatigue s’observe dans notre étude. Cependant, il reste intéressant d’approfondir les recherches menées afin de relever des liens plus forts ou plus significatifs à l’aide un échantillon plus conséquent, mais aussi de continuer à réaliser des analyses plus poussées par rapport à certains critères tels que la sévérité de la fatigue post-AVC, le genre des participants ou encore le type d’aphasie.