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Ciudadanía y participación política de mujeres ayuuk en Oaxaca frente a la tradición, religión y violencia

(2018)

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Ce mémoire vise l’étude de la participation politique des femmes autochtones ayuuk de Oaxaca au sein des municipalités sous système normatif autochtone en recourant à la lecture de la littérature à ce sujet et par la réalisation de deux stages au sein de l’association féministe Consorcio à Oaxaca de Juárez (Mexique) en novembre 2017 et février 2018. Dans un premier temps, il m’appartenait de définir mon rôle en qualité de chercheuse féministe européenne avec les difficultés que cela engendre lors de la réalisation d’une recherche à court terme abordant un thème éminemment délicat. Les cadres méthodologique et épistémologique dérivent tous deux de la recherche féministe. Cette méthodologie mixte a inclus des données qualitatives et quantitatives. Par ailleurs, la perspective féministe permet l’utilisation de deux concepts méthodologiques complémentaires à savoir l’intersectionnalité afin de cerner la place des femmes autochtones et de l’autre l’approche post colonialiste mettant en valeur le contexte local. Dans un second temps, il était nécessaire de revenir sur la participation politique des femmes en Amérique latine d’une manière générale. A ce sujet, la philosophie féministe en Amérique latine a été évoquée à travers l’œuvre de María Luisa Femenías dont les concepts d’identité négociée et de violence structurelle réparatrice illustrent les cas d’étude de violence politique de genre dans la région ayuuk. Le retour de la participation politique des femmes en qualité de présidentes en Amérique latine permet de comprendre la ressemblance des mécanismes d’intimidation et de violence et ce à n’importe quelle échelle. Par ailleurs, le concept de violence politique de genre tel que les systèmes de parité ou de taux de participation des femmes ont une histoire plus globale qu’il est nécessaire de souligner afin de mieux cerner le cas mexicain au sein d’une situation internationale de protection des droits des femmes via la CEDAW et la conférence de Pékin, entre autres. En troisième lieu, il convenait de recentrer la discussion sur le contexte mexicain à travers l’histoire de la participation des femmes depuis la révolution par des personnalités telles que Hermila Galindo et l’octroi tardif du droit de vote en 1953. En quatrième lieu, la violence politique au Mexique n’est pas légiférée en tant que telle et ce malgré l’existence d’un protocole qui prévoit une assistance en faveur des victimes de ces violences. Les systèmes normatifs autochtones, comme cadre de la recherche, devraient également être définis dans un contexte plus global de revendications autonomistes et du lien entretenu entre l’Etat et la politique locale, les cas d’ingérence ne manquant effectivement pas. La place des femmes autochtones au Mexique relève d’une position intersectionnelle et leur visibilité dans le champ politique est moindre. Cependant, l’année 2018 a été marquée par la candidature de Marichuy et l’énorme soutien et la mobilisation de la part de la population. Enfin, la région ayuuk fut choisie comme le focus d’analyse de la participation politique des femmes autochtones à travers les élections municipales des années 2017 et 2018 avec une perspective de genre démontrant que, même si les femmes augmentent leur participation politique, les tâches qui leur sont confiées relèvent trop souvent du secteur de la santé et de l’éducation. En dernier lieu, il me semblait important de revenir sur les questions de tradition et de religion, deux éléments sociétaux essentiels dans la compréhension des dynamiques de participation politique des femmes ayuuk. La religion catholique et le système de pensée ayuuk sont étroitement entremêlés rendant l’analyse particulièrement intéressante. Ces éléments ont été mis en valeur lors des entrevues réalisées avec des femmes ayuuk que j’ai pu rencontrer lors de mes deux stages. La tradition diffère des coutumes par son côté immuable, servant encore davantage l’argumentation contre la participation politique des femmes. En résumé, la participation politique des femmes ayuuk, bien qu'en augmentation, constitue le coeur d'une problématique intersectionnelle sociétale qui pourrait faire l'objet de futures recherches afin de comprendre les mécanismes sociaux qui la (dé)favorisent.