La promotion d'activité physique en médecine générale à l'aide des prescriptions vertes: habitudes, opinions et recherche des freins à son utilisation auprès d'un échantillon de médecins généralistes en Communauté française de Belgique au moyen d'un questionnaire et des données de la littérature
Files
Aupaix_34711200_2018.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 2.79 MB
Details
- Supervisors
- Degree label
- Abstract
- L’insuffisance d’activité physique est reconnue comme un des principaux facteurs de risque des maladies chroniques, elles-mêmes responsables de l’essentiel de la mortalité au niveau mondial. La promotion d’activité physique fait partie de la prise en charge des patients présentant ces pathologies (prévention secondaire) et des patients sains (prévention primaire). Le médecin généraliste est en contact avec une grande partie de cette population sédentaire. La prise en charge de ce facteur de risque fait partie de ses missions de prévention. La littérature a par ailleurs prouvé l’efficacité des mesures de sensibilisation et de promotion de l’activité physique dans les soins de première ligne. Une recherche de littérature a été effectuée sur le sujet. De nombreux outils et méthodes ont été développés et ont montré leur efficacité. Parmi ceux-ci, la prescription écrite d’activité physique ou prescription verte permet d’intégrer plusieurs outils et de référer le patient vers des professionnels de l’activité physique. Elle bénéficie de la dimension symbolique de la prescription écrite classique et est recommandée dans plusieurs pays. Dans un premier temps, elle évalue le niveau actuel d’activité physique, les aptitudes et motivations du patient. On définit ensuite un objectif avec le patient et rédige une prescription écrite détaillant l’activité choisie. Enfin, on assure un suivi afin de prévenir les rechutes dans les comportements sédentaires. Une enquête par questionnaire auto-administré, réalisée auprès des médecins généralistes en Belgique francophone, révèle un intérêt majeur pour cette technique. Elle est cependant largement méconnue et peu utilisée. Les principaux freins à son utilisation sont le manque d’information sur son utilisation, le manque de temps en consultation, le manque de relais pour assurer un suivi et le coût pour le patient. Le développement d’outils pratiques, d’un guide de prescription ou de formations pourraient favoriser sa diffusion. Ces données confortent les données de la littérature disponible.