Impact à long terme de la radiothérapie sur la qualité de vie et les fonctions cognitives des patients porteurs de gliomes
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- L’objectif de cette étude sera d’étudier l’impact à long terme de la radiothérapie sur la qualité de vie et sur les fonctions cognitives des patients porteurs de gliomes, à l’aide de questionnaires standardisés (EORTC QLQ-C30, EORTC QLQ-BN20, CFQ, questions ouvertes et questionnaires à choix multiple).La prise en charge actuelle standard des Lower Grade Glioma (LGG) est l’exérèse chirurgicale (« maximal safe resection »). Un traitement adjuvant par radiothérapie est proposé aux patients présentant des facteurs de risque de progression : diamètre tumoral > 6cm, des symptômes neurologiques dus à la tumeur, âge > 40ans, le type histologique, l’extension tumorale dans l’hémisphère controlatéral, ainsi qu’une exérèse chirurgicale incomplète. Cependant, il subsiste pour eux, une certaine incertitude face aux effets secondaires à long terme de la radiothérapie ; en effet, celle-ci peut endommager les tissus sains du cerveau, et nous ne connaissons pas suffisamment son impact sur les fonctions cognitives telles que la mémoire, la communication, la concentration, ainsi que sur la qualité de vie. Selon les résultats des questionnaires, on observe que la toxicité tardive de la radiothérapie peut avoir de nombreuses conséquences sur la qualité de vie globale de certains patients. Les différentes atteintes peuvent être cognitives, fonctionnelles, symptomatiques ou comportementales, ce qui finalement peut mener à de nombreuses répercussions touchant les activités de la vie journalière. D’autres sphères peuvent cependant être impactées, notamment la vie sociale et professionnelle, mais également l’aspect financier. N’oublions pas que la toxicité cognitive dans les LGG est multifactorielle, liée à la maladie elle-même, déjà présente au diagnostic et aux traitements. La détection de ces troubles bien avant l’irradiation et ce, dès le diagnostic, pourrait permettre une prise en charge précoce de ces problèmes, et améliorer de façon significative le devenir de ces patients. Une prise en charge adéquate des patients atteints de gliomes, ne peut empêcher de prendre en compte les troubles cognitifs, et devrait proposer, le cas échéant, un accompagnement spécifique avec un programme de rééducation, ainsi qu’un suivi neuropsychologique systématique, afin de permettre aux patients de maintenir, d’améliorer, voire de récupérer, la meilleure qualité de vie possible. Un autre moyen pour améliorer la prise en charge serait de définir le moment idéal d’irradiation des LGG, et/ou d’opter pour des thérapies plus ciblées. Le tout, dans le but de diminuer, voire de retarder, la toxicité tardive de la radiothérapie, et d’améliorer ainsi la qualité de vie de nos patients.