Couvrez ce sexe que je ne saurais nommer. Dénomination des organes génitaux féminins dans la population belge francophone en fonction du genre, des représentations sociales et de la conscience féministe
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- Introduction. — La connaissance de leurs propres parties intimes, liée à la réappropriation de leur corps par les personnes qui possèdent une vulve est, dans une perspective féministe, une des clefs de leur émancipation. Objectifs. — Ce mémoire a pour but d’investiguer l’utilisation du mot « vulve », qui dénoterait une meilleure connaissance des organes génitaux féminins externes, et investiguer dans quelle mesure une utilisation plus fréquente de ce mot pouvait être influencée par le genre, l’orientation féministe et les représentations sociales des personnes interrogées. Méthode. — Un échantillon de 474 adultes (Âgem = 42,5, ET = 12,7, 474 femmes, 154 hommes et 23 non-binaires) ont rempli un questionnaire évaluant la fréquence de dénomination correcte des organes génitaux féminins externes, le niveau de conscience féministe (FCS) et les représentations sociales à propos de la vulve. Résultats. — Les résultats ont montré des différences significatives entre genres féminin et non-binaire comparés au genre masculin pour la dénomination des organes génitaux et le niveau de conscience féministe. Ils ont aussi révélé l’effet médiateur de la conscience féministe et de l’émotion de fierté pour expliquer le lien entre genre et dénomination juste des organes génitaux féminins externes. La plupart des effets sont de taille modeste. Conclusion. — La méconnaissance et la dénomination incorrecte du sexe féminin qui règnent encore aujourd’hui pointent l’importance d’une éducation féministe à la sexualité, en vue d’améliorer le bien-être et la santé sexuelle. Les petites tailles d’effet trouvées dans notre étude pointent l’importance d’études futures pour mieux comprendre ce sujet.