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Etude sur les bases cognitives du bégaiement

(2020)

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Abstract
Le bégaiement d’origine développementale est le trouble de la parole le plus fréquent chez l’adulte. Malgré sa fréquence, son expression manifeste et les nombreuses hypothèses causales avancées par les chercheurs, les processus étiologiques du trouble restent méconnus. La présente étude vise à clarifier les bases cognitives responsables du mécanisme du bégaiement en explorant une hypothèse attentionnelle des personnes qui bégaient dans la production de la parole. Elle est basée sur un paradigme qui divise l’attention du sujet vers une tâche n’impliquant pas la production de la parole pendant qu’il produit un langage spontané. Notre hypothèse de travail s’inscrit également dans une démarche visant à accentuer l’attention portée aux productions orales. Les effets des différentes conditions proposées ont été examinés à travers la fluidité, le débit et les erreurs de la parole. Trois personnes ne bégayant pas ont collaboré à notre recherche en tant que groupe témoin via une procédure de pilotage de nos tâches. Les sujets ont tous suivi le même protocole expérimental. Ils ont effectué six tâches de production semi-spontanée, réalisées à deux reprises et à une semaine d’intervalle. Elles se composaient de tâches d’expression orale sous une condition de pleine attention et sous différentes conditions d’attention divisée. Ces dernières consistaient en la réalisation simultanée d’une tâche de production orale et de discrimination linguistique ou non linguistique. Les résultats de l’échantillon suggèrent une amélioration quant à la fluidité dans les conditions impliquant une tâche secondaire linguistique. L’effet inverse est observé dans les conditions impliquant une tâche secondaire non linguistique, incluant une hausse de disfluences et un débit de la parole plus lent. Il est à nuancer qu’une importante variabilité est observée lorsque les résultats sont interprétés individuellement. Les analyses générales de l’échantillon montrent une certaine adéquation avec nos hypothèses. La focalisation de l’attention sur les productions orales semble améliorer la fluidité du discours des participants fluents. À l’inverse, leurs résultats tendent à diminuer lorsque l’attention est déviée des productions. Néanmoins, nous observons une certaine variabilité individuelle apportant des conclusions assez mitigées. L’application de cette procédure auprès de sujets qui bégaient permettrait d’apporter davantage d’éclaircissements quant aux processus attentionnels impliqués dans le bégaiement et d’amener à une intervention clinique pertinente.