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Jacques_18361800_2024.pdf
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- Le langage n’est en aucun cas « innocemment véhiculaire », comme en témoignent les textes de Jean-Pierre Verheggen (1942-2023). A travers l’articulation des thématiques du langage, de la poétique et de la politique, cette étude explore la manière dont ce dernier met en lumière les rapports de domination et de soumission inhérents aux échanges linguistiques. En adoptant une double approche, qui considère à la fois l’imaginaire de la langue et sa structure, ce mémoire examine les différents procédés littéraires que Verheggen utilise pour dénoncer et tenter de subvertir ces rapports inégaux. Dans un premier temps, nous analysons comment cette écriture révèle que notre rapport à la langue française soutient une vision spécifique de la société, en lien avec la lutte des classes. Nous montrons également comment les textes étudiés cherchent à renverser la hiérarchie sociale et langagière par le biais du carnavalesque. Ensuite, nous abordons la manière dont la structure du langage impose des effets de sens auxquels nous ne pouvons échapper, rendant la langue fondamentalement « fasciste ». Ce mémoire se termine par l’exploration des diverses stratégies employées par Verheggen pour créer une langue d’écriture qui vise à échapper à l’emprise de « l’Autre tout-puissant », lequel enchaîne le sujet à travers le langage.