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Enseignants novices du secondaire en milieu urbain défavorisé : qu’en est-il de leurs émotions ?

(2021)

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Beaucoup d'enseignants novices abandonnent le métier endéans leurs cinq premières années d’expérience professionnelle (Delvaux et al., 2013). Ce constat semble plus prononcé en zones urbaines défavorisées (Lothaire et al., 2012). Faisant face à des challenges de diverses natures, les novices ressentent des émotions fortes et principalement négatives (Frijda, 1986 ; Huberman, 1989), ces dernières étant d'autant plus marquées en milieu urbain défavorisé (Kyriacou, 2001 ; Ouellette et al., 2018 ; Shernoff et al., 2011). Pourtant, les enseignants sont tenus de pouvoir contrôler et réguler leurs émotions, notamment afin de répondre aux exigences du métier (Isenbarger & Zembylas, 2006). Or, ils n'y sont nullement préparés (Pelletier, 2015). Ce mémoire s'intéresse dès lors aux émotions ressenties par les novices en milieu urbain défavorisé bruxellois, à la manière dont ils les gèrent, à la place qui leur est donnée dans l'accompagnement dont ils bénéficient et au rôle de ce dernier dans leur résilience. Pour ce faire, une recherche qualitative a été considérée. Plus précisément, une approche phénoménologique a été choisie et des entretiens semi-directifs ont été conduits auprès d’enseignants novices professant en milieu bruxellois défavorisé. Les résultats de la recherche montrent que malgré les difficultés, dépassant souvent la classe, et le manque de préparation au milieu urbain, le vécu des novices interrogés est positif. Ils ressentent des émotions principalement positives telles que la joie, la satisfaction, la reconnaissance et la fierté. Ces émotions ont différentes sources, notamment la perception positive du milieu urbain et les élèves. Aussi, les difficultés rencontrées, à l’instar de la diversité culturelle, sont étonnamment synonymes d’enrichissement. Dans une moindre mesure, ils ressentent aussi de la colère, de la frustration, de la tristesse et du défaitisme. Ces émotions s’expliquent par différents facteurs, les élèves étant le principal. Etant donné la variété et la place que ces émotions prennent dans le travail des novices, un travail émotionnel s’impose. Pour la plupart des participants, ce dernier passe par une prise de recul et une capacité à relativiser. Il semble être soutenu et facilité par deux éléments : des ressources externes et l’expérience. Malgré une proportion plus grande d’émotions positives, des manques quant à la gestion des émotions sont évoqués par la majorité des participants. Face à une absence de préparation et d’accompagnement formalisé, les novices expriment des manques relevant de la formalisation et prenant différentes formes selon les participants : groupe de paroles, formations, intervenants externes, etc. Dès lors, face au manque criant de formalisation quant à la gestion des émotions, cette dernière devrait être prise en compte de manière formelle, tant dans les programmes de formation initiale et que dans l’accompagnement que les établissements scolaires se doivent d’offrir à leurs enseignants novices. Aussi, le manque de préparation quant au contexte bruxellois ainsi que les préjugés existants à son sujet invitent les formateurs d’enseignants à l’aborder davantage et ce de manière beaucoup plus positive.