L'effet modérateur de l'âge sur la relation entre les réactivités psychologique et physiologique au stress et la performance de la mémoire de travail : exploration de l'influence d'un facteur contextuel "l'activation de la menace du stéréotype" et d'un facteur personnel "le sentiment d'efficacité mnésique"
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- Alors que le stress constitue une source de motivation et est recherché par certains pour être efficace à une tâche cognitive, d’autres se sentent complètement démunis face à lui et se désengagent alors de la tâche (Lupien, Maheu, Tu, Fiocco & Schramek, 2007). De nombreux facteurs distinguent ces deux types de personnes, celui étudié ici est l’âge. Bien que l’effet modérateur de l’âge sur la relation entre les réactivités psychologique et physiologique au stress et la performance de la mémoire de travail n’est plus à prouver (Stawski, Sliwinski & Smyth, 2006), des contradictions persistent quant à sa directionalité. Nos résultats ont néanmoins établi le sens de cette modération : les personnes âgées tirent davantage profit d’une réactivité psychologique au stress élevée sur la performance de leur mémoire de travail. Selon nos hypothèses, l’effet modérateur de l’âge pourrait être influencé par d’autres facteurs. Dans un premier temps, nous avons testé l’influence du facteur contextuel « l’activation de la menace du stéréotype ». Nous observons que, lorsque les personnes sont exposées au stéréotype lié à l’âge, l’effet modérateur de l’âge s’inverse : une réactivité psychologique au stress élevée, en contexte menaçant, améliore la performance cognitive chez les jeunes, mais détériore celle-ci chez les personnes âgées. Dans un deuxième temps, nous avons testé l’influence du facteur personnel « le sentiment d’efficacité mnésique », ce dernier ne s’avère pas être un facteur d’influence significatif. Enfin, nous avions suggéré un effet d’interaction entre l’activation de la menace du stéréotype et le sentiment d’efficacité mnésique, dans le sens où un sentiment d’efficacité mnésique élevé protégerait contre l’impact négatif de la menace observé chez les personnes âgées (Desrichard & Köpetz, 2005). Cependant, nos résultats ont rapporté le contraire : un sentiment d’efficacité mnésique élevé diminue (légèrement) la performance cognitive des personnes âgées en situation menaçante.