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Inégalités de mortalité chez les enfants et adolescents âgés de 5-14 ans à l'échelle des pays de l'Europe: une analyse des données par cause de décès

(2025)

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Contexte : Cette recherche examine les tendances de la mortalité des enfants et adolescents âgés de 5 à 14 ans dans 34 pays européens de 2013 à 2021, en utilisant les données compilées par Eurostat. L'étude vise à identifier les causes principales de décès, à analyser les disparités internationales en matière de mortalité à ces âges et à évaluer l'association entre quelques facteurs socio-économiques et les taux de mortalité. Méthodes : Des statistiques descriptives sont utilisées pour examiner les données de mortalité, suivies d'une analyse comparative des décès, avec une attention particulière pour les décès violents, dans divers pays européens. Une analyse de corrélation, suivie d'une analyse en composantes principales et d'une analyse de régression logistique, est réalisée pour explorer les relations entre quelques indicateurs socio-économiques et la proportion de décès violents chez les enfants et les adolescents. Résultats : Selon les données Eurostat, les principales causes de décès dans cette tranche d'âge incluent les conséquences des anomalies congénitales et périnatales qui se prolongent au-delà de 5 ans (7,52 % des décès sur 34 pays entre 2013 et 2021) ainsi que les cancers (3,85 %). Les accidents continuent de représenter une part importante des décès, notamment les accidents de transport (3,78 %), les chutes accidentelles (3,78 %), les noyades (3,69 %) et les empoisonnements (3,72 %). Les décès liés aux agressions représentent 3,66 % de l’ensemble des décès, tandis que les suicides et autres accidents non spécifiés comptent chacun pour 3,81 % des décès. L'analyse révèle un déclin constant des taux de mortalité générale (décès toutes causes du pays) chez les enfants âgés de 5 à 14 ans entre 2013 et 2021, bien que des défis subsistent. Les décès violents ont connu aussi une diminution marquée, passant de 29 % du total des décès en 2013 à environ 25 % en 2021. Les proportions de décès violents parmi l'ensemble des décès totaux sont très variables selon les pays. En Estonie, près de la moitié des décès sont violents (47,23 %), tandis que des pays comme l'Espagne (19,44 %), le Royaume-Uni (17,67 %), et l'Italie (19,96 %) enregistrent des proportions de décès violents plus faibles. En termes d’association avec des indices socio-économiques, l’analyse de corrélation révèle que ces facteurs économiques et sociaux influencent fortement la proportion de décès violents, avec des corrélations négatives significatives observées entre le PIB par habitant (-0,1, p = 0,004) et les dépenses de santé (-0,53, p = 0,004). En revanche, des corrélations positives sont notées avec les taux de mortalité par accidents de la route (0,34, p = 0,01), d'homicides intentionnels (0,53, p = 0,03) et de suicides (0,53, p = 0,001). L'analyse en composantes principales (ACP) a dégagé trois dimensions principales expliquant 76,6 % de la variance totale des données : La première dimension, dominée par des facteurs économiques tels que le PIB par habitant et les dépenses de santé, reflète les disparités économiques entre les pays étudiés; la deuxième dimension met en avant des comportements à risque comme les homicides et les suicides, tandis que la troisième se concentre sur les inégalités sociales et le manque d'accès à l'éducation. Enfin, l'analyse de régression logistique, après réduction des variables par l'ACP, révèle que les comportements violents et à risque augmentent significativement la probabilité de décès violents, avec un odds ratio de 1,75 (p < 0,001). De même, les inégalités sociales sont fortement associées à un risque accru, avec un odds ratio de 1,84 (p = 0,003). L'analyse montre que des conditions socio-économiques défavorables et des comportements à risque sont associés à des taux plus élevés de décès violents, en particulier dans des contextes marqués par des inégalités sociales prononcées. Interprétation : L’analyse met en lumière l'importance de prendre en compte les déterminants socio- économiques dans l'élaboration de politiques de santé publique efficaces visant à réduire la mortalité violente chez les jeunes de 5- 14 ans et à promouvoir le bien-être des enfants et des adolescents en Europe. Conclusion : Cette recherche met en évidence les progrès importants réalisés dans la réduction de la mortalité des enfants et adolescents âgés de 5 à 14 ans en Europe, tout en exposant les défis persistants, notamment liés aux décès violents. Les résultats mettent en avant le rôle des facteurs socio-économiques dans la formation des tendances en matière de mortalité, mettant ainsi la nécessité d'interventions ciblées en matière de santé publique (par exemple, des campagnes de sensibilisation à la sécurité routière, des programmes de prévention des suicides et de lutte contre la violence, ainsi que l'amélioration de l'accès aux soins de santé).