Participation communautaire dans la prise en charge et la prévention de la malnutrition chez les enfants : une analyse des perceptions locales des Foyers d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle (FARN) au sud du Bénin
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- Les Foyers d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle (FARN) sont une approche communautaire de prise en charge et de prévention de la Malnutrition Aigüe Modérée (MAM) chez les enfants de moins de cinq ans. Les FARN sont initiés par l’organisme « CORE groupe » et sont en cours d’exécution dans plusieurs pays, notamment au Bénin à travers le Projet Multisectoriel d’Alimentation, de Santé et de Nutrition (PMASN) dans trente des soixante-dix-sept communes que compte le pays. Dans le cadre de ce mémoire, une étude qualitative a été menée du 12 mars au 13 avril 2018 dans la commune de Zè, au sud du Bénin, afin de décrire les FARN et d’analyser les perceptions locales de ce dispositif en relation avec la participation communautaire. Cette étude vise également à appréhender les relations entre acteurs et mettre en évidence les facteurs d’influences à la participation communautaire. Les foyers qui sont animés dans la commune de Zè sont composés des « mères modèles », des mères d’enfants malnutris, des membres du Comité de Surveillance de l’Alimentation et de la Nutrition (CSAN) et des membres du Cadre de Concertation Communal autour de la nutrition (CCC). Tous ces acteurs font partie de nos interviewés. Les données ont été collectées par le biais d’entretiens semi structurés, par observation simple et via une recherche documentaire. Il ressort de l’analyse des résultats quatre perceptions locales des FARN qui déterminent la participation ou non des mères d’enfants malnutris aux foyers. Les mères qui voient dans les FARN un « lieu de soin et d’alimentation des enfants » (soit 94 % des mères interrogées) et celles qui y voient un « lieu d’apprentissage » (21 % d’entre elles) sont celles qui fréquentent le plus les foyers et contribuent à son animation à travers leurs participations actives. Par contre, celles qui y voient un « lieu de vulgarisation de l’état de santé des enfants » (37 % d’entre elles) et un « lieu de charité » (4 % d’entre elles) fréquentent les foyers de façon plus irrégulière ou les ont abandonnés. L’étude met également en évidence les relations dynamiques entre acteurs et les implications en cas de changements sur les objectifs de prise en charge et de prévention de la Malnutrition Aigüe Modérée au Bénin.