Pour une étique et une politique du care comme outils d’une programmation artistique égalitaire. Le sexisme des institutions culturelles fédérales à Bruxelles
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- Cette analyse de la programmation artistique des institutions culturelles majeures à Bruxelles (Cinematek, Bozar, la Monnaie, Kaaitheater, Kunstenfestivaldesarts, KVS, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, le Théâtre National et Wiels) essaie de montrer le sexisme et la misogynie structurelle de certaines d’entre elles. La présence des femmes dans les organes décisionnels, les collections et les programmations artistiques à Bruxelles est toujours ou inexistante ou fragile. Ce mémoire remet également en question la construction épistémologique du travail de programmation artistique et de sa démarche politique : d’où parlent l’institution et le.la curateur.rice, pour qui, avec qui et comment, avec quels outils? En faisant dialoguer la théorie du care telle qu’elle est envisagée par Joan Tronto avec le travail de programmation artistique, je souhaite mettre en avant l’absence flagrante de cette éthique qui empêche une vraie représentation des femmes et des minorités dans nos musées et institutions, dont la pratique va à l’encontre d’un minimum de justice sociale. Ce travail est un plaidoyer pour une étique et une politique du care dans le contexte du travail des institutions culturelles.