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Évaluation de la biodiversité aviaire à Louvain-la-Neuve (UCLouvain) sur base d’oiseaux indicateurs, méthodologie de suivi et recommandations

(2021)

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Dans le contexte du déclin de la biodiversité aviaire en Wallonie, une chute annuelle moyenne à hauteur de 1 % des effectifs des populations d’oiseaux nicheurs est recensée depuis 1990. Cette tendance s’accélère depuis une dizaine d’années associée à une crise mondiale de la perte de biodiversité. L’UCLouvain se place en tant qu’acteur pouvant jouer un rôle dans le ralentissement de ce déclin sur son site. Ce mémoire s’intègre au cœur du Plan transition prévu à cet effet dont la première étape est d’établir un bilan de l’état actuel des bio-indicateurs. L’étude a ciblé le site de Louvain-la-Neuve présentant des milieux forestiers (Bois de Lauzelle) et agricoles (fermes universitaires), des plans d’eau (Lac), des espaces bâtis et des espaces verts urbains et ruraux. Afin de réaliser l’état des lieux de la biodiversité aviaire, des oiseaux indicateurs ont été sélectionnés pour chaque milieu identifié. Une fois les données issues de mémoires, de séances de terrain ou de sciences participatives collectées, leur analyse et l’utilisation du modèle « rtrim » ont permis de diagnostiquer leur état et de décrire leur répartition sur le site ainsi que l’évolution de leurs populations depuis une dizaine d’années. Au total plus de 14 000 données ont été récoltées par les portails d’encodage, faisant intervenir plus de 550 participants. Sur 36 espèces indicatrices pour lesquelles la tendance des populations a pu être évaluée et validée, 14 sont en augmentation, 9 sont stables, 7 sont en déclin et 6 présentent une tendance incertaine. Les espèces indicatrices pour lesquelles les résultats étaient infructueux ont fait l’objet d’une analyse de leur répartition au sein du milieu et de leurs sites de nidification, en particulier pour les espèces cavernicoles urbaines (hirondelles, martinets et moineaux). Le milieu agricole étant le moins visité et recensé, a également nécessité un traitement particulier, par la comparaison des différentes zones et l’abondance des espèces inféodées à ce milieu. Ces résultats, alliés aux exigences écologiques des espèces, ont permis d’évaluer les ressources présentes dans chacun des milieux en identifiant celles en déficit ou en suffisance. Ce constat dépend de la présence et de la représentativité des espèces indicatrices de ce milieu. Le Bois de Lauzelle, représentatif du milieu forestier, est un bois mâture favorisant l’épanouissement des espèces cavernicoles et assurant son rôle en tant que site de grand intérêt biologique. Ce n’est en revanche pas le cas des lisières et milieux ouverts abritant d’autres espèces qui sont absentes sur le site ou peu représentées. Le cas du milieu humide notamment caractérisé par le Lac offre de nombreuses ressources aussi bien aux oiseaux d’eau qu’aux espèces issues d’autres milieux vivant en association avec un point d’eau. Malgré cela, trois espèces d’Anatidés exotiques envahissants risquent de menacer l’équilibre de ce milieu et donc les populations d’oiseaux indigènes dont plusieurs présentent une tendance au déclin depuis une dizaine d’années sur le site. Pour le milieu agricole, malgré le manque de données, il peut être subdivisé en quatre zones présentant chacune des opportunités propres pouvant favoriser la diversité des espèces aviaires à condition d’y entreprendre les aménagements propices. Contrairement aux autres milieux, des inventaires ciblés de certaines espèces sont réalisés au sein du milieu urbain permettant de confirmer l’abondance de sites de nidification disponibles pour ces espèces et d’affirmer une probable croissance de leurs populations. Compte tenu de l’absence de recensements dans certains milieux, une méthodologie de suivi via des protocoles standardisés a été proposée. Elle aura l’opportunité d’impliquer la participation du grand public, notamment en faisant correspondre les parcours d’observations avec les chemins les plus empruntés par les participants. Des aménagements ainsi que des conseils de gestion ont également été proposés pour les différents milieux afin de compenser les ressources qui leur sont manquantes ou de les revaloriser.