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Dans quelle mesure le New Public Management peut-il amener une contrainte à mal travailler sur le personnel infirmier ?

(2018)

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C’est au travers d’une problématique articulant à la fois la contrainte à mal travailler et le New Public Management à l’hôpital qu’il m’a été possible de créer une réflexion. En effet, le New Public Management à l’hôpital entraine une série d’éléments liée à une volonté de rationalisation des dépenses publiques mais également un contrôle de qualité en vue d’améliorer les prestations de soins. C’est lors de l’état de l’art, qu’il fut possible de constater que de telles politiques avaient plutôt tendance à produire l’effet inverse. C’est au travers de ces premières lectures qu’est née la problématique avec le désir d’investiguer de manière qualitative et dans plusieurs hôpitaux ce qu’il en était réellement. Pour étudier ce phénomène, a été choisi le concept de contrainte à mal travailler ou encore de qualité empêchée tel que développé respectivement par Christophe Dejours et Yves Clot. En résumé, ce concept tend à montrer que l’organisation du travail dans un établissement peut contraindre l’individu à devoir mal travailler afin de respecter les normes en vigueur. C’est au travers de ces deux éléments qu’a pu être approfondi la rédaction théorique et la rencontre avec le terrain. Pour se faire, l’emphase a été placée sur le personnel soignant (infirmiers et infirmières) de différents services et de différents hôpitaux. Tout d’abord, il semblait pertinent de s’intéresser de manière générale au New Public Management, ce qu’il implique, sa définition, sa mise en application en Belgique et, plus particulièrement, dans les hôpitaux. C’est lors de la rencontre avec le terrain qu’a été relevé deux grands éléments appartenant à cette nouvelle forme de gestion publique qui pouvait impacter le quotidien du personnel soignant. Le premier étant l’accréditation et plus particulièrement le processus par lequel un hôpital obtient cette accréditation. Il a été relevé dans l’échantillon que cette étape engendre une lourdeur administrative qui a amené, par la suite, un manque de temps avec le patient. Le deuxième élément relevé sur le terrain est lié à la volonté de rentabilité de l’hôpital afin de mieux maîtriser les dépenses publiques. Cette nouvelle donne pour le personnel soignant semble entraîne une surcharge de travail, liée à un manque d’effectif, entrainant un manque de temps avec le patient. Ces premiers éléments liés aux pratiques de New Public Management rencontrés sur le terrain ont été analysés par la suite au travers du concept de mal à travailler. La deuxième partie de ce travail se consacre à la souffrance au travail, c’est au travers d’un bref historique du concept de travail, de ses tenants et aboutissants, qu’il a été possible de mieux appréhender au travers du temps la place du travail dans la société. En effet, pour parler de souffrance au travail il faut tout d’abord comprendre ce qu’est le travail. C’est ensuite au travers de Christophe Dejours et Yves Clot, que le concept de contrainte à mal travailler et de qualité empêchée a pu être développé. Ensuite, a été repris l’élément le plus redondant, et impactant des entretiens : le manque de temps avec le patient. Le parti pris dans l’analyse fut de considérer ce manque de temps avec le patient comme l’une des possibles contraintes à mal travailler. Le manque de temps avec le patient comme concept clé a été choisi pour sa redondance et son omniprésence dans la totalité de l’échantillon. Par ailleurs, son importance est appuyée par une étude réalisée en Angleterre, qui a été mise en exergue par le personnel soignant qui considérait que le temps passé avec le patient faisait partie intégrante du soin pratiqué sur le patient. Cet élément fut expliqué au travers du concept de vocation, en partant du postulat que le métier de soignant était une vocation, et qu’il comportait un grand aspect relationnel outre la simple pratique du soin. Au terme de l’analyse, il a été possible de mettre en avant que la qualité empêchée n’était pas uniquement liée au manque de temps avec le patient mais à d’autres facteurs liés au service, à l’établissement hospitalier ainsi qu’à l’individu. La contrainte à mal travailler est considéré par son auteur comme l’une des possibles origines de la souffrance au travail de par son coût psychologique. L’analyse du terrain a montré qu’il existait majoritairement une forme de souffrance au travail, mais qu’elle était multifactorielle et ne pouvait pas être uniquement reliée au manque de temps avec le patient. En effet, l’individualité du répondant, ainsi que d’autres éléments externes peuvent être considérés comme des sources de souffrance au travail, il est dès lors impossible d’établir un lien limpide entre le manque de temps avec le patient et la souffrance au travail.