La saisie des oeuvres d’art du patrimoine belge post Révolution Française (1794-1795) : retour sur la logique des prélèvements par les commissaires français
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- La question abordée dans ce travail de fin d’étude concerne la spoliation des tableaux par les troupes françaises, dans nos régions, en 1794 – 1795, mais selon un point de vue tout à fait nouveau ; en effet, il est question ici de tenter de déterminer les différents critères de sélection de ces œuvres, ou en d’autres termes, quelle était la logique qui se cache derrière les saisies révolutionnaires. Pour ce faire, il faut revenir sur l’étude menée par l’Institut Royal du Patrimoine artistique, sous la direction de Pierre-Yves Kairis, concernant ces saisies. Ensuite, il est important de revenir sur le contexte de création de Commission temporaire des Arts, qui demanda à Jean-Baptsite-Pierre Lebrun de dresser un inventaire des œuvres à prélever. Il s’agit d’une figure sur laquelle nous devront également revenir. De plus, ce dernier rédigea des directives aux commissaires français envoyés en Belgique, chargés du transfert, vers Paris, des œuvres. Ce sont ces mêmes directives qui nous apporteront un élément de réponse concernant notre questionnement. Enfin la deuxième figure importante est celle de Jean-Baptiste Descamps qui publia, en 1769, le Voyage pittoresque de la Flandre et du Brabant, et sur lequel Lebrun se basa dans la sélection des œuvres.