L’enjeu de l’activation comportementale dans le trouble des conduites alimentaires - Etude rétrospective de cas multiples chez trois patientes hospitalisées présentant un trouble alimentaire de type anorexie mentale sous-type restrictif en phase de dé/renutrition
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- Dans le traitement de l’anorexie mentale, la Family Based Therapy (FBT) figure parmi les interventions de première intention auprès des adolescents (National Institute for Health and Care Excellence [NICE], 2017). Dans un cadre individuel, et lorsque le traitement par FBT n’est pas approprié, la Cognitive Behavioral Therapy devrait être proposée (NICE, 2017). L’efficacité d’un tel traitement dans sa version améliorée (Cognitive Behavioral Therapy – Enhanced ; CBT-E), approchant de façon intensive et spécifique l’anorexie mentale, a été démontrée chez une population adolescente (Dalle Grave, Conti, & Calugi, 2020). Toutefois, à un niveau clinique, un tel protocole psychothérapeutique peut parfois manquer d’efficacité compte tenu du très faible poids de certains patients. En effet, chez les patients anorexiques, une baisse du fonctionnement neuropsychologique est relevée, ce qui peut entraver les progrès cliniques en rendant plus difficile le développement et la mise en œuvre de nouveaux schémas cognitifs et comportementaux (Harper, Brodrick, Van Enkevort, & McAdams, 2017). Les patientes avec un très faible (indice de masse corporelle < 16) rencontrées dans le cadre de notre pratique clinique se retrouvaient néanmoins en grande détresse psychologique, il s’agissait dès lors de pouvoir agir sur cette détresse malgré les freins induits par le contexte somatique. Lorsque la problématique de trouble des conduites alimentaires (TCA) est approchée sous un angle holistique et processuel, l’activation comportementale (AC) apparaît comme une stratégie thérapeutique pertinente afin d’intervenir de manière multifocale. En effet, comme nous le verrons, cette stratégie thérapeutique pourrait permettre d’intervenir sur des problèmes psychologiques concomitants, des symptômes, des conséquences ou des processus psychologiques qui pourraient maintenir ou renforcer le TCA. Globalement, nous étudierons l’activation comportementale comme possible intervention contributive à la prise en charge du TCA et, dans une certaine mesure, à l’augmentation de la qualité de vie des patients. Dans cette optique, nous proposons de réaliser une étude rétrospective de cas multiples chez trois adolescentes hospitalisées dans un service de pédopsychiatrie et présentant un trouble alimentaire de type anorexie mentale (sous-type restrictif).