La conscience phonologique et la connaissance des lettres: quelles pratiques au sein des classes maternelles en Fédération Wallonie-Bruxelles?
Files
Breuer_113900_2022pdf.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.71 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Notre travail de recherche avait pour but de se questionner sur les pratiques pédagogiques préconisées par les enseignants de 2e et 3e maternelles concernant l’apprentissage de la lecture, et plus précisément la conscience phonologique et la connaissance des lettres, considérées comme les deux plus grands prédicteurs de la lecture (Brodeur et al., 2003 ; Foulin, 2007). Dans les classes maternelles, deux approches peuvent être observées. L’une dite scolarisante, qui se rapporte à un apprentissage plus formel de la lecture, et l’autre, dite développementale, qui se rapporte à une sensibilisation de l’écrit dans des expériences de vie quotidienne et de jeux (Bernier et al., 2017 ; Marinova et al.,2020). Les données récoltées par questionnaire auprès de 191 enseignants de la FWB ont fourni des informations sur les pratiques déclarées de ceux-ci, afin de répondre à nos questions : À quelles fréquences les enseignants travaillent-ils les habiletés en conscience syllabique, en conscience phonémique et en connaissance des lettres ? La fréquence du travail de ces habiletés est-elle liée aux croyances des enseignants ? Mettent-ils en place des activités davantage en lien avec une approche scolarisante ou une approche développementale ? Notre étude quantitative a révélé que les enseignants travailleraient les habiletés en conscience phonologique à des fréquences variées et que certaines de leurs croyances pourraient expliquer en partie l’importance qu’ils accordent à ces apprentissages. Pour le travail de la connaissance des lettres, nos résultats ont montré que les enseignants travailleraient davantage le son et la graphie des lettres plutôt que le nom des lettres. Notre recherche a également montré qu’un grand nombre d’enseignants préconiseraient une approche mixte (Bédart, 2010) pour travailler ces habiletés, en privilégiant l’approche scolarisante sans exclure l’approche développementale, et vice-versa. Notre recherche, n’ayant pas la prétention d’apporter une grande contribution à la littérature scientifique, pourra cependant servir de base pour entreprendre d’autres recherches, notamment dans le but de mieux comprendre les croyances des enseignants et dans le but de mieux identifier les facteurs expliquant leurs choix pédagogiques.