Dans le cadre de l'audition de l'enfant lors d'une procédure en divorce, comment éviter la manipulation parentale et l'impact psychologique négatif sur l'enfant ?
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- Comme l’explique Olivier Limet, si l’enfant était auparavant considéré comme un être qui ne parlait pas, depuis la moitié du vingtième siècle, son statut a nettement évolué. Des droits lui sont désormais conférés et notamment, le droit de parole, de s’exprimer sur les choses qui le concernent. Lorsque ses parents divorcent, l’enfant est donc, s’il le souhaite, entendu par le juge afin de se prononcer sur les modalités de séparation de ses parents qui le concernent. Si ces nouvelles dispositions semblent représenter une réelle avancée pour les droits de l’enfant, elles peuvent cependant être aussi sources de difficultés. En effet, être auditionné par un juge, lorsqu’on est enfant, peut s’avérer très impressionnant et stressant. De plus, le but de l’audition est de prendre en compte l’intérêt de l’enfant. Mais il y a un risque important que ce but soit détourné par les adultes désireux d’utiliser la parole de l’enfant comme un nouveau moyen d’investigation ou pire comme un moyen de manipulation. Ces adultes risquent alors de mettre la pression à l’enfant pour lui faire dire ce qui les avantage. Dans ce genre de situation, on peut se demander si l’audition de l’enfant est vraiment bénéfique. Comment le juge, seul face à l’enfant peut-il être certain que celui-ci n’a pas été manipulé par l’un de ses parents ? De plus, comment s’assurer que cette audition ne provoque pas en réalité en lui un réel traumatisme, un sentiment de culpabilité, de devoir choisir entre ses parents ?