La corticothérapie anténatale en prophylaxie du syndrome de détresse respiratoire idiopathique du nouveau-né, où en sommes-nous aujourd’hui ?
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- Causé par un déficit en surfactant au niveau des alvéoles pulmonaires, le syndrome de détresse respiratoire idiopathique survient fréquemment chez les nouveau-nés prématurés. Cette pathologie peut mener, si elle n’est pas prise en charge, à une mortalité et une morbidité respiratoire non négligeables. Heureusement, aujourd’hui, des stratégies existent pour prendre en charge cette maladie. La corticothérapie anténatale est, quant à elle, une mesure prophylactique afin de limiter l’incidence de la maladie. Bien que sa découverte par Liggins et Howie remonte à 1972, il a fallu attendre la fin du 20ème siècle avant que la corticothérapie anténatale ne devienne une pratique courante chez les femmes à risque d’accoucher prématurément. Dans un premier temps administrée en cure unique seulement aux femmes entre 24 et 34 semaines d’aménorrhée à risque d’accoucher prématurément, elle fait encore aujourd’hui l’objet de 3 grandes questions : - A partir de quel âge gestationnel faut-il l’administrer ? - Jusqu’à quel âge gestationnel faut-il l’administrer ? - Faut-il répéter les cures lorsque l’accouchement à risque n’a pas eu lieu dans les délais d’efficacité de la première administration ? A travers ce mémoire, le syndrome de détresse respiratoire et la corticothérapie anténatale seront remis dans leur contexte. Par la suite, les dernières données publiées dans la littérature seront développées, analysées et discutées afin de faire le point sur la situation actuelle de l’usage de cette corticothérapie. De plus, le choix préférentiel de l’une ou l’autre molécule sera aussi abordé.