Influence du langage et des caractéristiques individuelles et familiales sur l’empathie et la Théorie de l’Esprit d’enfants d’âge préscolaire
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- Le présent mémoire s’inscrit au sein d’un projet de recherche plus large mené par Poline Simon, sous la direction de la Professeure Nathalie Nader-Grosbois. La recherche se penche sur le profil d’(in)adaptation socio-émotionnelle d’enfants d’âge préscolaire, tout-venant et avec Syndrome de Down. Notre étude, quant à elle, a comme visée spécifique, l’analyse de l’influence du langage et des caractéristiques individuelles et familiales sur l’empathie et la Théorie de l’Esprit d’enfants d’âge préscolaire. Le concept d’empathie peut être défini comme représentant « la capacité de reconnaître, partager et de tirer des conclusions sur l'état cognitif et émotionnel d'une autre personne » (Hillis, 2014, p.981). La ToM correspond, de son côté, à la capacité d’attribuer des états mentaux à soi-même et à autrui et, par conséquent, à l’aptitude à élaborer des prédictions comportementales relatives à la manière dont les personnes vont agir (Perner & Lang, 1999). En ce qui concerne la méthodologie, 32 enfants tout-venant et d’âge préscolaire ont été testés grâce à différents outils évaluant le langage, d’une part, et l’empathie et la Théorie de l’Esprit, d’autre part. Parallèlement à cela, il a été demandé aux parents et instituteurs des enfants recrutés, de répondre à différents questionnaires relatifs aux comportements quotidiens de l’enfant. L’analyse des résultats obtenus a permis de souligner l’existence d’une influence positive des caractéristiques individuelles (âge chronologique, âge de développement et le genre) et familiales (revenu mensuel du ménage et diplôme des parents) sur le niveau d’empathie et de Théorie de l’Esprit des enfants. Une influence similaire des compétences lexicales et de compréhension langagière a également été démontrée par le biais de nos analyses. En revanche, le nombre de frères et sœurs, de même que les compétences langagières globales des enfants ne semblent pas influencer directement l’empathie et la Théorie de l’Esprit. L’aspect affectif de l’empathie se montre, de manière générale, davantage influencé par les caractéristiques étudiées alors qu’au niveau de la ToM, les deux versants se montrent influencés relativement de la même manière. Cette étude a permis d’enrichir nos connaissances relatives à ces deux éléments de recherche, mais a également apporté une plus-value très intéressante à notre pratique logopédique. Notons qu’il serait intéressant pour les futures études de se baser sur un échantillon plus large et plus diversifié afin que celui-ci soit plus représentatif de la population générale. Aussi, inclure davantage d’épreuves langagières permettrait une récolte d’informations d’autant plus riche et pertinente.