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Mots pour maux : Les vertus des narrations de Charlie Hebdo pour les victimes de traumatismes

(2024)

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Ce mémoire explore les narrations à la première personne du singulier produites par les victimes des attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015 avec pour visée de démontrer que les œuvres littéraires ayant pour thèmes les narrations du traumatisme constituent des ressources afin d’aider les personnes souffrant de traumatisme par les mobilisations que suscite le récit dans le processus de co-création qu’implique la réception en ce qu’ils permettent des apprentissages et un retour à la communauté, mais aussi de nommer et de resymboliser l’événement qui fait trou, contrant ainsi l’indicible, l’incommunicable, l’innommable et l’irreprésentable, permettant ce faisant une réélaboration du récit. Pour ce faire, une approche thématique et esthétique a été réalisée, composée de trois moments que sont l’exploration du rapport à la mort, du récit mutilé et de la résilience. Ce mémoire a donc pour ambition de témoigner que la lecture n’est pas une pratique se réduisant à une forme de gratuité, servant uniquement à l’évasion et à la distraction, mais consiste bien en une pratique disposant d’une dimension performative ayant un rôle à jouer dans la résilience du lecteur traumatisé. This dissertation explores the first person singular narratives written by the victims of Charlie Hebdo terrorist attacks in January 2015, with the aim of demonstrating that literary works whose themes are narratives of trauma, constitute resources to help people suffering from trauma through the mobilisations that the story triggers in the co-creation process entailed by reception, as they enable learning and a return to the community, but also to name and re-symbolise the missing event, thus countering the unspeakable, uncommunicable, unnameable and unrepresentable, thereby allowing a re-elaboration of the narrative. To do this, a thematic and aesthetic approach was carried out, composed of three moments: the exploration of the relationship with death; the mutilated story; and resilience. This dissertation therefore aims to demonstrate that reading is not a practice reduced to a form of gratuitousness, serving only to escape from reality and entertain, but instead consists of a performative dimension with a role to play in the resilience of the traumatised reader.