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La justice et le processus de maintien de la paix en période de crise sécuritaire au Cameroun.

(2022)

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Situé au centre d’une Afrique en proie à des crises sécuritaires, le Cameroun longtemps considéré comme un pays de paix va connaître une série de crise sécuritaire avec des attaques dans les régions septentrionales du fait du groupe terroriste Boko Haram, à la frontière est par les menaces des anti-Balaka et les ex-Séléka de la République Centrafricaine et la crise dans les Régions du nord-ouest et du sud-ouest. Dans cette crise, la justice camerounaise n’est pas restée insensible. Plongée de plein fouet dans la mission de maintien de la paix faces aux opinions divergentes, aux idéologies séparatistes conjuguées à des violations des droits Humains, des tueries de masse, ce pouvoir n’a pas arrêté la machine judiciaire. Il a déroulé un tapis de solution visant à maintenir la paix. C’est dans cet ordre d’idée que l’Etat Camerounais accordera un traitement judiciaire particulier à des dénonciations des infractions par la collecte des dénonciations et l’ouverture des enquêtes contre les suspects. Il suscitera également des tentatives de réconciliation judiciaire. Son objectif est double, il vise l’apaisement du maintien de la paix, des sanctions des violations des droits de humains, mesure dissuasive à l’égard de toute reprise de la violence. Cependant, l’action de la justice camerounaise dans le processus de maintien de la paix connaitra plusieurs limites dues aux facteurs endogènes et exogènes. Les limites endogènes du système judiciaire camerounais tournent autour des problèmes des ressources humaines, matériels et financiers. Toute chose ayant contribué à l’engorgement de certains tribunaux du fait de l’insuffisance du personnel, du manque des infrastructures, des magistrats de spécialité et aux lenteurs judiciaires. Les limites dues aux problèmes exogènes du pouvoir judiciaire camerounais, sont liées à l’influence des pouvoirs politiques sur l’indépendance et l’impartialité des magistrats chargés de dire le droit. Cette influence du pouvoir politique sur le pouvoir judiciaire il nous semble à plus embraser la crise, car la conséquence de la dépendance du pouvoir judiciaire est : la reddition des décisions dérisoires par des tribunaux incompétent et les exécutions extra-judiciaires. Pour garantir une paix durable, tous les cas d’analyse montrent que les pouvoirs publics doivent laisser la justice ramener la paix sur le territoire sans pression aucune afin de rétablir la paix sociale au Cameroun.