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DosSantosRocha_Daniel_54071300_2018-2019.pdf
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- La transplantation rénale est devenue, aujourd’hui, la meilleure alternative à la dialyse chez les patients en insuffisance rénale terminale. La transplantation rénale par donneur vivant a déjà fait ses preuves par rapport à la transplantation avec un donneur décédé. Cependant, la préoccupation du bien-être du donneur est primordiale. Pour cela, des études de l’impact sur sa santé et sa qualité de vie après le don sont toujours nécessaires. Ainsi, cette étude a pour but de répondre à la question : Y-a-t-il un impact sur l’état de santé du donneur vivant après une néphrectomie unilatérale par mini laparotomie antérieure ? Il s’agit d’une étude longitudinale rétrospective, sur l’ensemble des 138 donneurs vivants de rein après néphrectomie par mini-laparotomie antérieure, suivis entre janvier 2010 et octobre 2016, dans l'Unité de Transplantation Rénale des Cliniques Universitaires St Luc, à Bruxelles. L’étude porte sur les troubles de santé rencontrés par les donneurs après le don. Pour cela, l’évolution de la proportion de donneurs atteints d’hypertension artérielle et de protéinurie, ainsi que les changements de la fonction rénale (à travers l’évolution de l’eGFR et de la créatinémie moyennes) ont été étudiés. Premièrement, au niveau des donneurs en général, deuxièmement, à travers une analyse des différents sous-groupes (selon le sexe, le tabagisme, l’âge, l’obésité et les altérations lipidiques). Les problèmes de santé trouvés ont été comparés aux statistiques de la population belge. La durée de suivi moyenne a été de 28 ± 22 mois (entre 3 et 96 mois) avec un total de 123 donneurs suivis et 15 perdus de vue. Une diminution de 36.6% de l’eGFR (P < 0.01) et une augmentation de 49% de la créatinémie (P < 0.01) ont été observées immédiatement après le don. Néanmoins, une récupération de la fonction rénale a été observée, avec une augmentation de l’eGFR et une diminution de la créatinémie moyennes, significatives après 12-15 mois (P toujours < 0.01), sans pour autant atteindre le niveau pré-greffe. À 24 mois, l’eGFR moyenne était de 60.5 ± 13.2 mL/min/1.73m² (soit une perte de 28.7% de la fonction rénale) et la créatinémie moyenne de 1.15 ± 0.24 mg/dl. Les donneurs du sexe masculin et les donneurs présentant des altérations lipidiques ont montré une nouvelle diminution de l’eGFR après 48 mois (respectivement P = 0.05 et P = 0.01). Le tabagisme, l’âge > 45 ans et l’obésité n’ont pas montré d’impacts significatifs. 24.6% de nouveaux cas de protéinurie après le don (P < 0.01) ont été constatés, mais seulement 3 cas d’albuminurie. 1 seul donneur a développé une insuffisance rénale terminale (0.8%). 5.4% des donneurs ont développé de l’hypertension après le don (P = 0.02). La prévalence de diabète, de troubles dépressifs et de douleurs chroniques augmente après le don (respectivement 1.6%, 12.2% et 3.3%), restant plus faible que dans la population belge. La néphrectomie semble avoir un faible impact sur la santé du donneur. Toutefois, un prolongement de cette étude serait envisageable pour détecter les possibles complications tardives.