Effet du mode de pensées répétitives sur les indices de variabilité de la fréquence cardiaque durant des tâches d’induction et de récupération chez des hauts anxieux
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- Notre étude avait pour objectif d’investiguer si le mode de pensée (générique vs spécifique) avait un impact sur les indices de variabilité de la fréquence cardiaque durant des tâches d’induction et de récupération. La littérature scientifique récente a mis en évidence un effet des pensées répétitives (ruminations et inquiétudes) sur la variabilité de la fréquence cardiaque. A notre connaissance aucune étude n’a encore étudié l’impact du mode particulier de pensée sur cette variable. Néanmoins, des recherches ont montré l’effet délétère du mode de pensée générique sur d’autres variables psychologiques. Quarante-huit étudiants ont participé à cette étude, vingt-trois bas anxieux (groupe contrôle) et vingt-cinq hauts anxieux (groupe expérimental) différenciés par le Penn State Worry Questionnaire. L’expérimentation comportait une période de prise de mesures de base puis deux périodes d’induction (une générique et l’autre spécifique) suivies chacune d’une période de récupération (focalisation sur la respiration). La procédure d’induction s’est basée sur celle mise en place par Stokes and Hirsch (2010) et modifiée récemment. La mesure cardiovasculaire était prise durant ces cinq périodes qui duraient chacune cinq minutes. Après les périodes de récupération les participants rapportaient la présence de pensées intrusives et leurs valences. L’humeur des participants était également prise tout au long de l’expérimentation par la Visual Analogue Mood Scale. Les résultats montrent que le mode utilisé à un impact sur les indices de hautes fréquences (HF) et de basses fréquences (LF). Il y a une augmentation des LF et une diminution des HF durant l’induction générique chez les hauts anxieux. Cela indique qu’il y a une augmentation de l’activité du système orthosympathique et une diminution du parasympathique. Il y a également une récupération plus lente chez les hauts anxieux. Ces résultats ne s’observent pas dans le groupe contrôle des bas anxieux. L’intérêt d’une telle recherche est de mettre en évidence les effets négatifs d’un mode de pensée générique sur la santé physique (et psychologique). D’encourager ainsi la diminution de ces pensées via des programmes d’entrainement à la pensée concrète (spécifique) tel que celui proposé par Watkins et al. ( 2012).