Les marqueurs histologiques de la sévérité de la polyarthrite rhumatoïde
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- La polyarthrite rhumatoïde est un rhumatisme inflammatoire caractérisé par des synovites chroniques. La pathogenèse de la polyarthrite rhumatoïde n’est pas totalement élucidée, différentes cellules immunitaires naturelles seraient impliquées dans le processus et il y a une hétérogénéité importante dans la réponse au traitement des patients. Dans cette étude nous avons essayé de démontrer une corrélation clinique entre la sévérité de la polyarthrite rhumatoïde et les données histo-cliniques ainsi que la quantification des différents marqueurs moléculaires des biopsies synoviales. 75 patients atteints d’une polyarthrite rhumatoïde (selon les critères diagnostics EULAR 2010 établis par l’ACR), pour lesquels une biopsie synoviale avait été pratiquée entre 2005 et 2015 au sein du département de Rhumatologie des Cliniques Universitaires Saint-Luc ont été inclus. Nous avons étudié pour ces patients l’expression d’IL-6R, CD3, CD20,CD68 et CD138 au sein de leur biopsie synoviale. Nos premiers résultats concernent l’expression d’IL-6R à la surface du tissu synovial qui ne semble pas pouvoir être attribuée de manière spécifique à la présence ou non d’ACPA et semble indépendante de la sévérité clinique de la maladie. La pathogenèse des voies de signalisation semblerait provenir de la production d’IL-6 par les cellules et non par la quantité d’IL-6R présent. Contrairement à ce qui avait pu être observé auparavant, une plus grande association a été retrouvée entre les patients ACPA – et la présence de CD3 (marqueurs des lymphocytes T) et ainsi que de CD20 (marqueurs des lymphocytes B) chez des patients avec les mêmes caractéristiques cliniques au moment de la biopsie (p value <0,05). Ces mêmes patients, qui possèdent de manière significative au sein de leur synoviale plus de lymphocytes T et B, semblent développer dans les 6 mois une activité de la maladie significativement plus importante que les patients ACPA +. En effet les patients ACPA -, au temps T6, présentent des corrélations significatives entre la non expression des anticorps et de nombreux scores d’activité de la maladie tel que le DAS28-CRP, le SDAI et le CDAI mais aussi des dosages tels que la CRP (p value <0,05). Il semble donc exister un lien significatif entre les modifications histologiques dans la synovite rhumatoïde et l’activité de la maladie, fait non évident car les modifications histologiques se limitent à l’étude d’une seule articulation biopsiée, au contraire des scores d’activité de la maladie qui eux sont basés sur des atteintes beaucoup plus larges. Ceci laisse penser qu’une fois l’arthrite installée, son « moteur » physiopathologique semble se trouver plutôt au sein de l’articulation qu’au niveau systémique.