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Analyse de l'ampleur des obstacles rencontrés par les médecins généralistes dans la prise en charge des usagers de drogue : pistes de réflexions pour l'amélioration de la prise en charge des usagers de drogue en médecine générale en Belgique francophone

(2023)

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Abstract
Introduction : Le dernier rapport de l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT, 2019) [1] indique que plus d'un quart des citoyens européens de 15-64 ans a déjà consommé des drogues illicites au cours de leur vie. Il s'agit donc d'une problématique significative, avec des conséquences non seulement en terme de mortalité-morbidité pour les patients, mais également en terme de santé publique. Durant mon travail au LAMA, j'ai constaté que le travail avec des patients usagers de drogue comporte de nombreux freins (manque de moyens financiers et structurels, trop peu des structures partenaires, de formations, etc.). En discutant de cela avec des collègues médecins généralistes dans le métier, j'ai senti le besoin d'évaluer ces difficultés, de mesurer leur importance, afin de tenter d'élaborer des pistes de solution pour améliorer la pratique d'addictologie en améliorant le confort de travail des médecins concernés. Le bien-être d'un médecin est fortement lié à son confort de travail, et a directement des conséquences sur la qualité de son travail [2]. Le médecin généraliste est un acteur de première ligne et possède donc un rôle majeur dans le dépistage et la prise en charge des patients qui présentent une ou plusieurs addictions. L'objectif de ce travail est donc d'évaluer les obstacles rencontrés par les médecins généralistes qui suivent des patients usagers de drogues, de quantifier leur importance ; de manière à permettre de proposer des réflexions et pistes de solution pour améliorer la qualité des soins. Méthodologie : Une enquête quantitative transversale a été réalisée, auprès de 67 médecins généralistes belges au moyen d'un questionnaire envoyé par courrier électronique, et partagé par différentes associations concernées. Une question ouverte à réponse courte facultative a été ajoutée à la fin du questionnaire, demandant directement aux médecins comment améliorer leur pratique. Résultats : Les principaux obstacles identifiés par les médecins généralistes sont la faible disponibilité des différents réseaux de soins (78,8%), la crainte de mésusage du traitement prescrit (77,6%), la nécessité d'un investissement personnel important dans la prise en charge (76,2%), les comorbidités psychiatriques des patients (73,1%), le manque de ressources financières (71,6%), et la pratique solitaire de la médecine générale (70,1%). Conclusion : Les pistes de résolution possibles de ces obstacles sont principalement le refinancement du secteur (création de centres, unités et services spécialisés ; engagement de plus de soignants permettant de diminuer la charge de travail et les contraintes temporelles), la création de contacts facilités voire directs et collaboration avec la deuxième ligne (conseils cliniques par spécialistes addictologues, prise en charge rapide par psychiatre ou unité d'hospitalisation, pour contribuer à diminuer les comorbidités psychiatriques des patients), et encourager le travail en équipe mono ou pluridisciplinaire (afin de diminuer la charge de travail, le stress, l'investissement personnel nécessaire…). Il est également nécessaire d'organiser et de favoriser la participation à des formations spécifiques, et de créer des recommandations ou guidelines au niveau national belge. La création de codes de nomenclature spécifiques et la valorisation financière des consultations d'addictologie comme maladie chronique est également une piste intéressante.