"Quels sont les liens entre la reconnaissance professionnelle et la satisfaction, l’engagement au travail ainsi que l’impact du déni de reconnaissance sur la santé mentale des policier(ière)s de terrain ? "
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- Dans notre société actuelle, il convient de prendre conscience que le travail occupe une place centrale pour la quête identitaire et la réalisation personnelle d’un individu. La reconnaissance constitue une composante essentielle de la vie professionnelle. Effectivement, Honneth (2006) émet un lien entre les concepts de reconnaissance et de travail. Damm, Renger et Simon (2015) s’appuient sur la théorie d’Honneth (1995) et distinguent trois formes de reconnaissance : les besoins, le respect et l’estime sociale. Chaque individu est conscient d’avoir ce besoin de reconnaissance. Toutefois, il existe un décalage entre ce besoin et les pratiques organisationnelles réellement en place. Nous avons alors décidé de nous intéresser à cette thématique de la reconnaissance et à ses effets possibles. A la suite d’une revue de la littérature, nous avons émis quatre hypothèses : (1) la reconnaissance est associée positivement à la satisfaction, (2) il existe une tendance positive entre la reconnaissance et l’engagement, (3) la reconnaissance est associée négativement à la santé mentale (au stress, aux problèmes de sommeil et aux symptômes dépressifs) et (4) le support social modère les relations entre la reconnaissance et les variables citées. Afin de vérifier ces hypothèses, nous avons soumis un questionnaire aux policier(ière)s de terrain étant donné que la thématique de la reconnaissance n’y a été que très peu investiguée et que c’est une des professions les plus stressantes. Les résultats obtenus ont vérifié les trois premières hypothèses. Ainsi, la reconnaissance est associée positivement à la satisfaction ainsi qu’à l’engagement et est associée négativement à la santé mentale. Néanmoins, la dernière hypothèse relative à l’effet modérateur du support social sur ces relations n’a pas démontré un effet significatif d’interaction. Des perspectives pour de futures recherches ont été proposées : la réplication de cette étude avec un échantillon plus large, l’investigation du support social comme médiateur, l’intégration d’autres variables dans notre modèle… Ce mémoire se révèle novateur par rapport à l’investigation du support social en modérateur de la reconnaissance ainsi que par rapport à l’étude de ces relations dans le contexte policier.