Comment améliorer l’accessibilité de la première ligne de soins pour les demandeurs d’asile résidant dans les centres d’accueil collectifs ?
Files
Boudouh_80431500_2020.pdf
Open access - Adobe PDF
- 6.16 MB
Boudouh_80431500_2020_Annexe1.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 38.05 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- En 2015, le nombre de migrants et de demandeurs d’asile dans le monde n’a cessé d’augmenter (Simonnot et al., 2016). Cette mobilité est favorisée par la quête de meilleurs accès sociaux et d'opportunités professionnelles pour certains, mais pour d’autres, la pauvreté, la violence et les atteintes aux droits de l'Homme les poussent à quitter leur pays à la recherche d’un lieu sûr et sécurisé pour y déposer leur demande d’asile (OMS, 2015). Au-delà de cet afflux migratoire, ce phénomène de mobilité humaine bien que complexe remet en question le système de santé et nécessite qu’on s’y intéresse afin de s’assurer que le droit à la santé soit respecté (OIM, 2013) (OMS, 2015). Agir uniquement sur la santé ne suffit pas à arrêter les inégalités de santé, une multitude d’obstacles rend difficile l’accès aux soins pour les personnes ayant une vulnérabilité de santé. Les demandeurs d’asile en Belgique sont confronter à de nombreux déterminants sociaux en lien avec leur vulnérabilité de santé tels que le statut juridique, la différence linguistique, culturelle et socio-économique ainsi que les conditions de vie (OIM, 2013). Pour pouvoir agir sur ces déterminants, la première ligne de soins semble est l’approche la plus adaptée. En effet, cette approche intégrée que nous retrouvons dans les centres d’accueil collectifs offre des soins de santé et un soutien social personnalisés (Be.Hive, 2020; De Maeseneer et al., 2014). Mais est-ce que cela suffit à assurer l’accès à la première ligne de soins ?