Mémoire épisodique visuo-spatiale versus auditivo-verbale : comparaison de l’apprentissage de matériel non significatif
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- En fonction de la modalité sous laquelle l’information se présente, sont généralement différenciées la mémoire épisodique auditivo-verbale et celle visuo-spatiale. Bien que cette distinction soit communément établie, nos connaissances sont lacunaires concernant les spécificités propres à chacune de ces modalités de mémoire épisodique. Par ailleurs, aucune étude n’a pu démontrer avec fiabilité s’il existe, entre la mémoire épisodique auditivo-verbale et la mémoire épisodique visuo-spatiale, une modalité d’apprentissage préférentielle. Dès lors, l’objectif de notre recherche est de déterminer l’influence qu’exerce la modalité – auditivo-verbale ou visuo-spatiale – du matériel sur les performances dans des épreuves de mémoire épisodique. De plus, nous essayons d’identifier quels sont les mécanismes qui peuvent expliquer la variation des performances en fonction de la modalité. Concrètement, deux épreuves de mémoire épisodique – le Shape & Line Memory Test et le Rappel Libre/Rappel Indicé-12 : Pseudo-Mots – ont été administrées à 47 sujets ayant entre 18 et 25 ans. Ces épreuves étaient constituées d’items non significatifs et se différenciaient uniquement par la modalité de leur matériel : visuo-spatiale ou auditivo-verbale. L’examen statistique des résultats a mis en évidence une supériorité systématique de la mémoire épisodique visuo-spatiale sur celle auditivo-verbale. Des analyses complémentaires ont montré que cette supériorité ne semble pas être expliquée de manière satisfaisante par une préférence générale pour le traitement des stimuli visuels. L’ensemble de ces résultats sont cohérents avec les enseignements reçus de la littérature scientifique. En effet, d’une part, de manière similaire à la présente étude, une supériorité de la présentation visuelle relativement à celle auditive a été démontrée par différentes recherches concernant la mémoire épisodique (e.g., Cohen et al., 2009 ; Constantinidou & Baker, 2002). D’autre part, il semblerait qu’il n’existe pas de relation solide entre le style cognitif et les performances dans des épreuves de mémoire épisodique de différentes modalités (e.g. Pashler et al., 2008). Il pourrait être pertinent d’approfondir la réflexion concernant les arguments pouvant justifier la supériorité en mémoire épisodique de la modalité visuo-spatiale sur celle auditivoverbale. Par ailleurs, cette recherche a constitué une occasion pour développer deux futurs outils potentiels d’évaluation de la mémoire épisodique. Des recherches ultérieures seraient, à présent, requises avant d’envisager réellement leur utilisation dans la pratique clinique.