La pratique de la pleine conscience au service de la cohésion du groupe classe.
Files
Lindholm_91341600_2020.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 6.75 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La thématique de ce mémoire s’est inspirée d’expériences et de constats tant personnels que professionnels. D’une part, l’observation des journées très agitées que vivent les élèves induisant des comportements inadéquats vis-à-vis de leurs pairs. D’autre part, une expérience basée sur la pleine conscience (PC) vécue avec ma classe et l’observation des impacts positifs qu’elle a engendrés sur la communication et l’ambiance de classe. Ces constats ont éveillé en moi l’envie de mettre en place un dispositif qui permettrait d’améliorer des facteurs “personnels” dans un but “collectif”. C’est-à-dire apprendre à se connaître et se gérer soi-même pour faciliter le contact avec les autres, avec comme ultime but l’amélioration de la cohésion de groupe. Pour atteindre cet objectif, un programme d’intervention basée sur la pleine conscience (IBPC) a été conçu et suivi par 4 classes s’étalant de la 3ème à la 6ème primaire. À notre connaissance, aucune étude préalable n’a déjà ciblé le lien entre ces deux concepts. Néanmoins, la pratique de la PC a déjà prouvé ses bienfaits dans de nombreux domaines. C’est pourquoi nous attendions de ce dispositif qu’il développe la capacité de régulation émotionnelle des élèves ainsi que l’empathie et la bienveillance envers soi et les autres. Les moments prévus à cet effet mettaient en avant des échanges et partages émotionnels intenses nécessaires pour développer plusieurs facteurs de la cohésion, notamment les facteurs socio-affectifs, socio-opératoires ou encore contextuels. Afin d’évaluer le dispositif au regard des hypothèses, la totalité de l’échantillon (groupe contrôle et groupe expérimental) a répondu à deux questionnaires (CAMM & le QAG) à deux temps de mesure, pré et post IBPC. Les tests statistiques ont révélé des résultats significatifs, cependant, ils vont à l’encontre des effets attendus. En effet, au temps 2, la variable pleine conscience a diminuée et la variable cohésion de groupe est semblable au temps 1. Par conséquent, cela infirme nos hypothèses. Au vu des résultats, nous supposons que dans le cadre de cette recherche, l’intervention ne répondait pas aux conditions optimales pour obtenir une pleine puissance du dispositif. En effet, certains composants principaux d’une IBPC n’ont pas été intégrés au projet (le temps de pratique ou encore la continuité de la pratique à la maison). Nous trouverions cela enrichissant de réitérer cette étude en revoyant les conditions de mise en place du programme, au regard des limites évoquées ci-dessus. En effet, bien que quantitativement l’impact de la pratique de la pleine conscience sur la cohésion de groupe ne soit pas significatif, qualitativement, les enseignantes ayant participé à l’étude en retirent des bienfaits qu’elles aimeraient maintenir et travailler à plus long terme.