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L'atelier "Dormal-Ponce", fastueuse maison de broderie athoise dans la première moitié du XVIIIe siècle

(2020)

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Installé en la ville d’Ath vers 1710, l’atelier « Dormal-Ponce » a réalisé des ensembles précieux – pour certains entièrement brodés de filés d’or et d’argent – qui ont fait le prestige de grandes institutions monastiques dans la première moitié du XVIIIe siècle. Richissimes en ce qui concerne les matières premières utilisées – presque exclusivement des fils métalliques – ces ornements n’en sont pas moins prestigieux par leur ornementation recherchée. Parmi les motifs qui fourmillent sur la surface des pièces, certains apparaissent tout à fait singuliers – grains, lanières et certaines fleurs – et caractéristiques de la production « Dormal-Ponce ». Outre les motifs, l’atelier privilégie également certains schémas décoratifs qu’il affectionne, comme les compositions en lanières affrontées, particulièrement appréciées dans les années 1730. Ainsi procède-t-il par « bricolage ornemental » et puise-t-il à l’envi dans le catalogue qu’il s’est constitué au fil du temps, rentabilité commerciale oblige. L’étude de la technique révèle également certains traits spécifiques des créations athoises. Tout en privilégiant un très léger relief, les brodeurs jouent sur les textures par l’emploi de points variés, créant ainsi une surface brodée d’une grande finesse et d’une subtilité aux multiples facettes. Au travers de l’étude de la forme et de la technique se révèle ainsi l’ADN de la maison « Dormal-Ponce ». Point d’orgue du baroque – on est arrivé à un point de non retour tant par la préciosité des matériaux que par la surcharge décorative –, ces pièces constituent de véritables écrins brodés, enveloppant le corps des officiants pour la magnificence des célébrations ici-bas et pour la glorification du Très-Haut.