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Treatment results of unruptured intracranial aneurysme of ≤7 mm using the PHASES score

(2020)

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Abstract
Objectifs du travail : La prévalence des anévrismes intracrâniens est de 3.5% à 50 ans, ce qui les convertit en une menace non négligeable pour la société. La majorité de ceux-ci sont de taille <7mm (93% des cas). La complication la plus redoutée par les praticiens est la rupture de ce sac qui entraînerait une hémorragie sous-arachnoïdienne et donc de graves séquelles neurologiques irréversibles (35%) et dans le pire des situations, le décès de notre patient (30%). La découverte de l’anévrisme se fait dans la majorité des cas, de manière fortuite et rarement sur rupture, puisque le risque est de 1% par an. Dans d’autres situations, une symptomatologie aspécifique (céphalée, nausée, vertiges…) est présente et dans certains cas des signes évocateurs d’une compression des structures avoisinantes par l’anévrisme. Auparavant, nous traitions tous anévrismes, quelque soit la taille de celui-ci, exposant notre patient aux complications per et post-opératoire qui en résultent. C’est de là que naît le PHASES score. Il évalue le risque de rupture à 5 ans et est composé de 6 facteurs : HTA, Age, Population, Taille, Localisation et Antécédent d’hémorragie sous-arachnoïdienne. Le but de notre travail est de voir si l’instauration de ce score a eu un impact sur la prise en charge des anévrismes non rompus de ≤ 7mm. Matériels et méthodes : Deux séries cliniques (A et B) ont été comparées entre elle, afin de connaitre si l’instauration d’un outil pronostic et thérapeutique, tel que le PHASES score, a eu un impact sur l’algorithme décisionnel lors de la prise en charge de leurs anévrismes cérébraux. Notre série A (2009-2013) est composée de 119 patients, dont 97% ont été traités, pendant que notre série B (2014-2018) est composée de 198 patients, dont 49% ont été traités. Ce score a été utilisé aux Cliniques Universitaires St-Luc depuis 2014 pour la prise en charge des anévrismes non rompus de ≤7mm. Nous avons utilisé la p-value comme outil statistique pour démontrer s’il existe une différence significative entre nos deux séries. Résultats : La première chose remarquable est la différence de prise en charge entre nos deux séries. Dans la série A, 115 patients (97%) étaient traités pendant que dans la série B seulement 98 (49%) l’ont été. Ces différences sont significatives avec une p-value est <0.05. Pour des PHASES score <5, la majorité des patients de la série B sont suivis cliniquement et radiologiquement (>60%). Mais pour certains patients, la décision de traiter a été prise en réunion multidisciplinaire. Plusieurs facteurs reviennent chez ces patients (>50% des cas), tels que l’existence d’une polykystose rénale, la présence de multiples anévrismes, une histoire familiale d’anévrisme et une forme irrégulière. De plus, un âge jeune oriente plus vers un clippage puisque le patient est stable hémodynamiquement. De même, les anévrismes de l’artère Sylvienne sont traités par clippage quand ce dernier est indiqué, vu que l’acte est facilement accessible et que les résultats sont meilleurs. Quand le PHASES score >5, le traitement par embolisation est préférentiel (10 patients sur 17, soit 59%) vu l’instabilité hémodynamique du patient. Mais si celui-ci n’est pas possible, (chez patient >75 ans) un suivi est instauré. En ce qui concerne les complications post-opératoires, une différence est observable entre nos deux séries (p-value = 0.007). Ceci peut s’expliquer par le fait que nous traitons moins d’anévrismes de petite taille et par le fait que l’expertise de nos praticiens ne fait qu’augmenter. Un paramètre est à prendre en compte dans nos deux groupes, le tabac. Celui-ci est facteur de mauvais pronostic. Dans notre série A, 10 patients sur 13 (77%) étaient fumeurs et dans notre série B, 6 patients sur 11 (54.6%) l’étaient. Conclusion : Le PHASES score est un outil pronostic récent. Le recul de la littérature est limité. En comparant avec celle-ci, nos résultats montrent un seuil à 5 alors que dans d’autres hôpitaux celui-ci est plus bas. Les facteurs décisifs (PKR, multiples anévrismes…) lors de la prise en charge du patient sont similaires à ceux retrouvé dans la littérature. Le clippage est conseillé dans ces situations. Notre travail a permis de constater, que le PHASES score était un élément essentiel lors de la prise en charge des anévrismes de ≤7mm non rompus, mais qu’il existe d’autres facteurs décisionnels.