Le genre des marges littéraires. Approche féministe et critique du canon des universités francophones de Belgique
Files
Goerlich_49511900_2020.pdf
Open access - Adobe PDF
- 404.13 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- *** Prix du mémoire-recherche décerné (ex-aequo) en 2021 par le Comité femmes et sciences *** Ce mémoire étudie le traitement des autrices dans l’histoire des littératures françaises et francophones, et plus spécifiquement dans les cours d’histoire et d’analyse littéraires des auteur.ices des XIXe, XXe, XXIe siècles au sein des universités francophones de Belgique. Il débute par une analyse de l’invisibilisation des autrices dans les histoires littéraires à partir du XIXe siècle et présente les procédés ainsi que les stratégies utilisé.es par les critiques et les auteur.ices afin d’exclure ou de valoriser des œuvres. Cette partie théorique est suivie par une analyse des listes de lectures obligatoires des cours concernés par mon mémoire et de la place des autrices dans celles-ci, dans le but de vérifier et de chiffrer cette invisibilisation. Les professeur.es ont ensuite été interrogé.es sur leurs programmes et leurs choix. L’ancrage de ce mémoire dans les études de genre m’a permis d’avoir un regard critique sur l’affirmation d’objectivité de l’histoire littéraire : le canon enseigné dans les universités apparaît teinté d’ une histoire antiféministe et de préjugés. Ce qui est présenté comme universel est en réalité masculin, blanc et hétérosexuel : les femmes et les auteur.ices racisés sont exclu.es du canon et de la culture générale. La position de la littérature belge (et plus précisément des autrices belges) dans l’enseignement universitaire est aussi étudiée dans ce travail. Pour finir, le rôle des institutions universitaires a été analysé, de même que leurs possibles moyens d’action, tels que des quotas.