ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

La polypathologie dans le cadre de l’euthanasie : comment gérer les demandes pour des maladies qui ne sont pas « graves et incurables » ?

(2021)

Files

Silon_2021.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 8.54 MB

Details

Supervisors
Degree label
Abstract
Introduction : Chaque année, un nombre croissant de demandes d’euthanasie pour polypathologies sont acceptées. Ce motif n’étant pas repris dans la loi relative à l’euthanasie, les médecins doivent faire appel à leurs propres ressources. Quelle est donc la définition de la polypathologie pour les médecins généralistes et comment gèrent-ils ces demandes qui ne sont pas clairement encadrées par la loi ? Méthode : Une étude qualitative transversale au moyen d’entretiens semi-dirigés a été réalisée auprès de 14 médecins. Une analyse par théorisation ancrée a ensuite été effectuée. Résultats : La définition de la polypathologie est différente d’un médecin à l’autre, on peut percevoir une différence significative entre les pathologies acceptées ou refusées lors d’une demande d’euthanasie pour polypathologie. Contrairement à une demande d’euthanasie pour pathologie grave et incurable, les médecins craignent plus vite une demande sous-jacente cachée. Le décès étant attendu à plus longue échéance, un avis supplémentaire doit être demande ce qui complique bien souvent le processus. Un clivage net se fait ressentir entre les médecins les moins expérimentés et les plus expérimentés en ce qui concerne l’interprétation de la loi et son application. Les médecins moins expérimentés souhaiteraient que le terme polypathologie soit repris dans la loi relative à l’euthanasie car ils redoutent un retour négatif de la commission. Les médecins plus expérimentés ne souhaitent pas que ce soit le cas car ils estiment que c’est une loi basée sur la confiance et qu’elle laisse un certain degré de liberté. Conclusion : La loi relative à l’euthanasie ne devrait pas être modifiée mais ces concepts devraient être clarifiés. Que ce soit pour les membres de la commission ou pour les médecins interviewés, aucun consensus n’existe sur les critères d’acceptabilité ou non d’une euthanasie pour polypathologie. Un apprentissage basé sur l’expérience semble opportun. Il faut encourager la formation à la connaissance précise de la loi relative à l’euthanasie, des soins palliatifs, des principes éthiques et juridiques concernant la fin de vie.