La mise en oeuvre de l'éducation à la philosophie et à la citoyenneté en Belgique francophone selon le réseau d'enseignement
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- Le présent travail s’intéresse à la mise en œuvre de l’éducation à la philosophie et à la citoyenneté par les enseignants de l’enseignement primaire en Belgique francophone. Bien que la mission d’éducation à la citoyenneté au sein de la formation scolaire ne soit pas nouvelle, un décret entré en vigueur en 2015 la formalise. L’introduction d’un référentiel commun à tous les réseaux n’a pas empêché ceux-ci d’envisager cette éducation de manière différente. Le réseau officiel et celui du libre non confessionnel ont choisi de proposer un cours spécifique dédié à l’éducation à la philosophie et à la citoyenneté. Le réseau libre confessionnel a, quant à lui, choisi d’implémenter un dispositif encourageant les enseignants à éduquer leurs élèves à la philosophie et à la citoyenneté transversalement aux autres disciplines. Afin de délimiter notre question de recherche, nous avons mobilisé la théorie proposée par Audigier (2000) concernant les catégories compétences-clés de l’éducation à la citoyenneté, ainsi que les conclusions d’une étude réalisée par Jadot et al. en 2017, à propos de l’éducation à la citoyenneté au sein d’établissements secondaires avant la mise en place de l’EPC. Nous supposons donc que la mise en œuvre de l’éducation à la philosophie et à la citoyenneté est influencée par le réseau d’enseignement des enseignants. Face aux constats précédents, nous avons émis les hypothèses suivantes : les compétences priorisées par les enseignants ne varient pas selon leur réseau d’enseignement, mais au contraire, les difficultés rencontrées par les enseignants varient selon leur réseau d’enseignement. Pour réaliser cette étude, nous avons choisi de mener une recherche qualitative en menant huit entretiens semi-directifs. Étant donné nos hypothèses, nous avons constitué notre échantillon de quatre enseignants du réseau libre confessionnel, et de quatre enseignants du réseau officiel. Les données récoltées à travers nos entretiens nous ont permis de faire plusieurs constats. Concernant nos hypothèses, elles ont toutes les deux pu être confirmées. En effet, peu importe les réseaux d’enseignement dont sont issus les enseignants, ceux-ci font principalement référence aux catégories des compétences cognitives et sociales. Nos entretiens nous ont également permis de constater que les difficultés rencontrées par les enseignants sont effectivement différentes selon le réseau dans lequel les enseignants travaillent. Enfin, les données récoltées à travers nos entretiens ont permis de soulever d’autres éléments pouvant possiblement influencer les différences observées, telles que le rôle joué par les directions, les dynamiques internes de l’école, ou encore les indices socio-économiques de celles-ci.