La CONTRAcepTION... une affaire de CONTRAdicTION ? Analyse qualitative du ressenti des médecins généralistes francophones belges sur la contraception, avant et après information de la littérature sur les attentes des patientes
Files
Gauthier_2022.pdf
Open access - Adobe PDF
- 5.97 MB
Details
- Supervisors
- Degree label
- Abstract
- Introduction : La littérature a montré que les patientes avaient un grand nombre d’attentes face aux consultations de contraception, attentes qui ne sont pas comblées. L’avis des médecins concernant cela n’a pas été retrouvé. Objectif : Explorer le ressenti des médecins généralistes francophones belges face aux consultations de contraception et aux attentes des patientes retrouvées dans la littérature. Méthode : Une étude qualitative composée de 10 entretiens semi-dirigés a été réalisée entre janvier et mars 2022. Elle interrogeait des médecins généralistes francophones belges. Résultats : Avant d’être informés sur les attentes des patientes lors de cette étude, les médecins généralistes les supposaient, sans les connaître. Ils accordaient déjà de l’importance à ces consultations et étaient persuadés d’y apporter une plus-value. Après avoir été informés, ils exprimaient un intérêt pour pratiquer la décision médicale partagée lors de ces consultations, mais émettaient des réserves sur la mise en pratique. Ils étaient majoritairement peu surpris par la quantité d’informations souhaitée par les patientes (sans pour autant être d’accord) mais étaient parfois surpris par la proportion de femmes déçues de l’information reçue, leur imputant une part de responsabilité. A l’unanimité, le sujet méritait du temps, mais le majorer systématiquement ou déléguer étaient controversés. L’influence du médecin généraliste pendant ces consultations était claire. Leur opinion sur leur formation était mitigée, ainsi que leur intérêt pour une formation continue. Conclusion : Malgré l’identification de nombreuses contradictions, l’étude a déterminé que les médecins accordaient de l’importance aux consultations contraceptives et qu’ils étaient intéressés par une information sur les attentes des patientes. Elle n’entraînera pas de changements majeurs dans leur pratique, mais a permis une (re)prise de conscience de l’importance d’un bon déroulement de ces consultations. Une diffusion à plus grande échelle du résumé des attentes pourrait entraîner une amélioration des pratiques et de la qualité des soins, avec les bénéfices associés. Un outil concret d’aide à la consultation serait utile.