L'efficacité du travail article 60 comme outil d'intégration sociale : Cas des réfugiés hautement qualifiés dans leurs pays d'origine
Files
Benimana_9563-14-00_2022.pdf
Open access - Adobe PDF
- 429.74 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La vie des réfugiés est une précarité pure et simple. Ils sont soumis à une contrainte. Ils ont quitté leurs pays, ils subissent une longue procédure pour être reconnu réfugiés. Ils ont perdu leurs emplois qui leur donnaient un salaire et un statut dans leurs sociétés respectives et ont atterri dans un pays où l’emploi est devenu rare et incertain, et où le chômage est élevé. Même s’il ressort des instruments internationaux que toute personne a droit de travailler, la matérialisation de ce droit qui reste difficile en général, s’avère aussi compliqué particulièrement pour les réfugiés. La Convention de Genève assimile un réfugié aux nationaux en matière de travail. Mais jusque-là rien ne peut lui garantir l’exercice de son emploi préféré. Le contrat-type du travail se raréfie de plus en plus. Des réfugiés, nouvellement arrivés sur le sol belge, sans expérience sur le marché du travail belge, ... sont en concurrence avec des chômeurs de longues durée soumis aussi aux contraintes de réinsertion sur le marché du travail obligé par l’état social actif, sauf que ces derniers partent avec une avance. Face à cette situation socio-économique dans des pays d'accueil occidentaux en général et plus précisément en Belgique, la vie d’un réfugié est davantage précarisée. Chaque Etat tente, comme il le peut, de proposer une solution. En Belgique ces réfugiés se voient dorénavant proposés, sous certaines conditions, des emplois « art.60 » dans le cadre d’intégration social, (AMMALLAH ; Loi organique des centres public d’action sociale du 08 Juillet 1976). Mais cette solution n’est pas à la hauteur du vrai problème qu’est la précarité des réfugiés, surtout au marché du travail.