La Commission Violences faites aux femmes : Levier politique pour une convergence des luttes féministes contre les violences faites aux femmes? D’après un stage réalisé au sein de la Commission Violences faites aux femmes du Conseil des Femmes francophones de Belgique
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- Ce mémoire-stage se propose d’analyser la portée de l’action militante menée par la Commission Violences faites aux femmes du Conseil des Femmes francophones de Belgique (CFFB), association issue d’une longue tradition féministe et reconnue pour son lobbying auprès du monde politique. En se basant sur la définition universaliste des violences défendue par le CFFB, selon laquelle la violence faites aux femmes est une expérience commune à toutes les femmes et représente la base sur laquelle s’érige le patriarcat, ce mémoire-stage interroge dans quelles mesures la Commission Violences faites aux Femmes du CFFB peut fédérer les tendances féministes bruxelloises autour de la lutte contre les violences de genre et, de cette manière, représenter un levier politique non négligeable pour l’amélioration des droits des femmes en Belgique. Ce mémoire-stage repose, pour ce faire, sur un stage de cinq mois au sein de la Commissions Violences faites aux femmes ainsi que sur la participation à des activités annexes comme les Journées jeunes abolitionnistes organisées, en avril, dernier à Bruxelles par le Lobby Européen des femmes. Ce travail se présente en deux parties. La première, concernant le rapport de stage, retrace brièvement l’histoire de l’association et expose l’organisation structurelle dans laquelle se développe le CFFB. La méthodologie privilégiée au cours de ce stage y est également brièvement décrite. La deuxième partie consacrée à l’analyse de la problématique explore plus précisément la Commission Violences. Cette seconde partie permet de découvrir les interactions et les dynamiques qui structurent, à un niveau micro, la Commission Violences du CFFB mais aussi de mieux appréhender les relations de pouvoir que l’organisation partage, au niveau macro, avec le tissu associatif féministe bruxellois élargi. Le volet analyse permet ainsi de mettre en relief les principes organisationnels mis en œuvre au sein du groupe de militantes-bénévoles afin de comprendre selon quelles modalités collectives et individuelles le CFFB définit les violences faites aux femmes et lutte contre celles-ci. Le dernier point de ce mémoire s’intéresse plus précisément à la question de la convergence des luttes et à la place du CFFB dans un paysage associatif féministe plus que pluriel à Bruxelles. Enfin, la conclusion apporte des éléments de réponse, provisoires, sur la capacité de cette commission à rassembler tous les féminismes actuels autour de la question des violences faites aux femmes et son aptitude à porter d’une seule et même voix leurs revendications au niveau politique.