L’impact de la violence sur la relation soignant-soigné – Le cas des urgences de l’hôpital de Saint-Pierre de Bruxelles
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- CONTENU : La violence dans la relation soignant-soigné est une problématique d’ampleur mondiale, de nombreux chiffres internationaux prouvent que ce phénomène est bien installé dans le monde du soin avec les répercussions négatives que cela engendre. Et pourtant, ces chiffres ne sont que la partie émergée de l’iceberg car la violence reste malgré tout sous-déclarée. Les urgences de Saint-Pierre ont déjà tenté de nombreuses techniques afin d’apaiser les relations de soins et pourtant, la violence y est toujours omniprésente. A travers ce mémoire, le but est de mieux comprendre, avec l’aide de différentes méthodes, l’impact de cette violence sur le ressenti des soignants et sur leur manière de travailler afin de réfléchir aux moyens de prévenir la violence et d’améliorer les relations de soins. METHODES : Trois méthodes ont été utilisées pour ce mémoire : une recherche dans la littérature scientifique, des entretiens semi-directifs avec des témoins privilégiés et des entretiens semi-directifs ainsi qu’un Focus Group avec des infirmiers des urgences de Saint-Pierre de Bruxelles. Les entretiens et le Focus Group ont été enregistrés, retranscrits et ont fait l’objet d’une analyse thématique. RESULTATS : L’impact de la violence sur la relation soignant-soigné devrait représenter une réelle inquiétude auprès des différentes parties prenantes. En effet, la violence entraine des répercussions négatives tant pour les patients que pour les soignants. La qualité des soins est impactée car sous l’effet de cette violence, l’empathie et l’humanisation des soins est moindre et cela affecte l’aspect humain régissant le soin. De plus, le métier d’infirmier étant déjà en pénurie, la violence ne fait qu’accentuer le problème en provoquant burn-out et risque de fuite du métier. Différentes pistes de solutions sont évoquées au travers de ce mémoire avec comme conclusion la nécessité de mettre en place une réelle politique de gestion de la violence travaillant sur différents axes et incluant les différentes parties prenantes. La violence ne sera jamais éradiquée mais nous pouvons œuvrer afin d’apaiser les relations de soins.