Variabilités interindividuelles dans le traitement par antagonistes des récepteurs P2Y12, rôle de la pharmacogénétique
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- Les antagonistes des récepteurs P2Y12, à savoir le clopidogrel, le prasugrel et le ticagrélor, sont des antiagrégants plaquettaires largement utilisés dans la prise en charge du syndrome coronarien aigu et dans les maladies cérébrovasculaires. Ils ont pour objectif de réduire le risque de rechutes de ces deux pathologies bien trop fréquentes. Cependant, l’inefficacité du clopidogrel chez certains patients a été démontrée. Après de multiples recherches, c’est la cause génétique qui a été mise en évidence. Le prasugrel et le ticagrélor ont donc rapidement remplacé le clopidogrel en pratique clinique, car on pensait qu’ils étaient plus aisés à utiliser. Toutefois, on s’est rendu compte qu’ils augmentaient le risque d’hémorragies pouvant être fatales. Les cardiologues sont donc au pied du mur : prescrire le clopidogrel tout en ne sachant pas si le patient y répondra, ou alors, prescrire le prasugrel ou le ticagrélor, coûtant beaucoup plus cher et induisant, dans certains cas, des hémorragies mortelles. C’est ainsi que la pharmacogénétique prend tout son sens, comme l’expliquera ce mémoire. Tout d’abord, ce mémoire rappellera les notions d’hémostase, mais aussi des maladies associées aux troubles de l’hémostase. Un résumé de la pharmacogénétique sera aussi réalisé. Ensuite, la pharmacologie des antagonistes des récepteurs P2Y12 sera abordée, notamment leurs propriétés pharmacocinétiques. Pour finir, deux études seront détaillées. L’une analysera la non-infériorité de la thérapie guidée par le génotype et l’autre, son coût-efficacité. Leurs résultats seront discutés afin de tirer des conclusions quant à l’intérêt clinique du génotypage avant la mise en place du traitement.