ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Les CIPAN (Cultures Intermédiaires Pièges À Nitrate) sont-elles également des pièges à néonicotinoïdes, insecticides toxiques pour les pollinisateurs ?

(2020)

Files

Boumal_35021500_2020.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 9.06 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Les Cultures Intermédiaires Pièges À Nitrate (CIPAN) sont implantées après la récolte de la culture principale. Leur but premier est d’éviter le lessivage des nitrates dans les eaux de surface et souterraines. Au sein des CIPAN, on retrouve un ensemble d’espèces végétales entomophiles. Ces espèces, via la production de pollen et de nectar, constituent une ressource alimentaire pour les insectes, notamment les pollinisateurs. Ces insectes assurent la pollinisation de nombreuses plantes cultivées par l’homme. Cependant, la floraison des CIPAN serait potentiellement un danger pour ces insectes. La raison est l’utilisation de produits néonicotinoïdes en enrobage de semences. Ces substances s’accumulent dans les sols et se retrouvent dans les ressources florales des cultures suivantes, intoxiquant ainsi les pollinisateurs. Bien qu'interdits, certains produits contenant des néonicotinoïdes peuvent encore être utilisés via des autorisations spéciales, à condition d'éviter la floraison de plantes entomophiles sur les parcelles traitées pour une durée de 5 ans. Dans ce mémoire, la capacité de trois espèces végétales, fréquemment utilisées comme CIPAN, à accumuler la clothianidine, un néonicotinoïde, a été évaluée. Des analyses de sols ont également été effectuées à la recherche de résidus de ce produit. Enfin, des observations en champs des insectes visiteurs de ces espèces végétales ont été réalisées dans le but d’identifier les insectes potentiellement mis en danger par la floraison des couverts. Les trois espèces étudiées sont la moutarde blanche Sinapis alba, la phacélie Phacelia tanacetifolia et la féverole Vicia faba. Les résultats de l’étude montrent que la clothianidine s’accumule dans les sols, les parties végétatives, les fleurs, le pollen et le nectar des trois espèces. Les concentrations retrouvées dans les échantillons ne permettent pas d’assurer que la mesure anti-floraison d'espèces entomophiles soit suffisante pour protéger les pollinisateurs ainsi que les autres organismes en contact avec le produit. A l’avenir, il sera nécessaire d’orienter les recherches vers le développement de moyens de lutte alternatifs reposant sur l’association des cultures et la lutte par augmentation des populations d’insectes auxiliaires.