Étude comparative de la douleur et qualité de vie dans le décours postopératoire de chirurgie pulmonaire par approche chirurgicale classique (thoracotomie) et minimale invasive (robotique).
Files
Eliard_Marine_71521300_2018-2019.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 935.1 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- A l’heure où la chirurgie minimale invasive devient courante dans la pratique chirurgicale thoracique, il convient de s’interroger sur les différents résultats qu’elle propose. L’étude que nous menons vise dès lors à comparer les résultats en termes de qualité de vie et de douleurs post-opératoires dans le cadre d’interventions thoraco-pulmonaires oncologiques, essentiellement des lobectomies, selon la voie d’approche préconisée, conventionnelle (thoracotomie d’épargne) ou minimale invasive (RATS). MÉTHODE. L’évaluation de la qualité de vie et des douleurs postopératoires est réalisée à 1 mois et 6 mois postopératoires, à compter de la date de l’intervention (octobre 2015 - mars 2019). 4 auto-questionnaires indépendants et validés, sont combinés et distribués aux patients lors des consultations de suivi post-opératoire. Ces questionnaires sont ensuite retournés par courrier à l’unique centre hospitalier tertiaire concerné. Ces questionnaires comprennent le SF-36, un outil très largement utilisé dans ce domaine, qui renseigne sur la qualité de vie (mental component scale et physical component scale) et le statut de santé du patient. Le BPI et DN4 étudient quant à eux la douleur et ses éventuelles composantes neuropathiques. Les répercussions de celle-ci dans l’accomplissement des activités quotidiennes sont évaluées à l’aide d’un dernier questionnaire. RÉSULTATS. Sur un total de 127 patients opérés, 70 questionnaires SF-36 et BPI furent comptabilisés à 1 mois et, 43 questionnaires SF-36 et 42 BPI, à 6 mois. Les résultats analysés ne fournissent pas de différence significative entre les deux groupes, en termes de douleurs et de qualité de vie (MCS à 1 mois à 66,0 ± 21,9 et 62,3 ± 23,3 respectivement pour le groupe thoracotomie et RATS. A 6 mois postopératoires, elle atteint 65,8 ± 22,2 et 63,9 ± 23,9. La PCS à 1 mois postopératoire équivaut à 55,0 ± 14,2 et 57,9 ± 18,3. A 6 mois postopératoires, les valeurs atteignent 62,1 ± 23,6 et 61,9 ± 20,2). CONCLUSION. Notre étude ne permet pas de mettre en évidence une différence en termes de qualité de vie et de douleurs post-opératoires dans le cadre d’interventions thoraco- pulmonaires oncologiques, selon les deux voies d’approche. Ces données semblent se distancer des premières publications dans ce domaine d’investigation.