ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Bégaiement : Déficit de l'encodage phonologique ?

(2018)

Files

Weemaels_254909_2018.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 898.44 KB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Les théories proposées par Howell (2007), Postma et Kolk (1993), Perkins, Kent et Curlee (1991) et Wingate (1988) postulent un codage phonologique ralenti ou défaillant dans le bégaiement (Smith et al., 2010). L’étude de Ludlow et ses collègues (1997, cités par Byrd et al., 2015) confirment ces théories. Cependant, d’autres études ne confirment pas ces postulats (Smith et al., 2010; Sasisekaran, 2013) ou seulement lorsque les items sont suffisamment complexes (Sasisekaran & Weisberg, 2014 ; Byrd et al., 2012 ; Byrd et al., 2015). De plus, ces recherches proposent une tâche de mémoire à court terme impliquant une sortie vocale. Les résultats ne sont donc pas « purs » car ils ne mesurent pas que le codage phonologique. Notre étude va donc proposer une tâche de mémoire non vocale, c’est-à-dire sans sortie vocale, afin de mettre en évidence un déficit de l’encodage phonologique chez la personne bègue. Le mémoire présenté ici s’attache donc premièrement à mettre en évidence une corrélation entre la mémoire à court terme et la vitesse d’articulation. Et deuxièmement à voir s’il existe une différence entre les sujets bègues et les sujets contrôles à la tâche de mémoire. 29 sujets contrôles ont participé à l’expérience ainsi que 4 sujets bègues. Les participants ont été invités à lire silencieusement des non-mots de 5 syllabes, puis à les maintenir en mémoire à court terme et enfin à les retranscrire sur une feuille. De plus, il a également été proposé aux sujets fluents de lire 10 fois de suite et le plus rapidement possible ces mêmes non-mots afin d’obtenir une vitesse d’articulation. Les sujets bègues n’ont pas réalisé cette deuxième tâche. En effet, celle-ci a été remplacée par une échelle d’auto-évaluation de la fréquence de bégaiement pour chaque non-mot. Les résultats de cette étude ont indiqué premièrement, une corrélation entre la mémoire à court terme et la vitesse d’articulation mais cette corrélation devient non significative lorsque les valeurs aberrantes sont modifiées. Deuxièmement, aucune différence n’a pu être mise en évidence entre les sujets bègues et les sujets contrôles. Troisièmement, une corrélation négative entre la fréquence de bégaiement et la mémoire à court terme a été mise en évidence pour un sujet bègue alors qu’une corrélation positive a été relevée pour un sujet bègue. Néanmoins, ces corrélations ne sont pas significatives. Enfin, les résultats ont montré que les items bégayés ne sont pas moins bien maintenus en mémoire que les items jugés comme non bégayés par les sujets bègues en comparaison aux sujets contrôles. En conclusion, un déficit de l’encodage phonologique n’a pas pu être démontré dans notre étude.

Citations

Weemaels, M. (2018). Bégaiement : Déficit de l’encodage phonologique ? https://dial-mem.test.bib.ucl.ac.be/handle/2078.2/19531