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Evaluation de la pertinence et de la faisabilité de l’utilisation d’un outil de dépistage de la maladie stéatosique non alcoolique du foie en consultation de médecine générale : une étude mixte de type protocole explicatif réalisée au sein d'une maison médicale saint-gilloise

(2021)

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Introduction : La maladie stéatosique non alcoolique du foie (ou NAFLD en anglais) est l’affection hépatique la plus répandue dans de nombreuses régions du globe et notamment en Europe. Elle reprend plusieurs stades d’involution du foie par la graisse associés pour certains à l’inflammation et à la fibrose. La prévalence de cette maladie insidieuse ne cesse encore à ce jour d’augmenter alors qu’il n’existe toujours aucun consensus sur les moyens diagnostiques à utiliser pour la dépister plus largement en première ligne. Méthodologie : Après révision de la littérature la plus pertinente et validée sur le sujet, un outil de screening m’a été rapporté par le guide de recommandation de la prise en charge de la NAFLD rédigé par les spécialistes de la Belgian Association for the study of the liver(1) en 2018. Il s’agit d’un algorithme dynamique articulant 3 scores clinico-biologiques à la fois accessibles pour les médecins généralistes et déjà bien connus des hépatologues. Cet algorithme dont il existe une version automatisée via l’application web développée par l’UZ Anvers permet d’identifier nos patients les plus susceptibles d’être atteints d’une NAFLD en plus de dresser leur profil de risque fibrotique. Afin d’étudier la pertinence et la faisabilité de l’utilisation d’un tel outil en pratique de médecine générale, une méthode d’investigation mixte au moyen d’un protocole explicatif a été imaginée. L’étude quantitative a expérimenté la mise en application du screening par 4 médecins sur leur patientèle (maison médicale ASaSo à Saint-Gilles) pendant 6 mois. Les données récoltées ont ensuite été comparées à des données rétrospectives pour évaluer les procédés et la puissance diagnostique avant et après introduction du dépistage. L’étude qualitative a été développée à partir des chiffres quantitatifs et viendra potentialiser les résultats tout en apportant un complément d’information sur la faisabilité d’un tel screening. Résultats : Médiane d’1 diagnostic de NAFLD tout stade confondu réalisé tous les 6 mois sans introduction d’un dépistage à comparer à 17 diagnostics de NAFLD tout stade confondu établis en 6 mois de dépistage sur la même patientèle de 1800 patients. L’incidence diagnostique se retrouve dès lors bien plus élevée avec l’utilisation du screening avec des résultats d’autant plus significatifs pour le dépistage de la stéatose simple chez les patients ne présentant aucune altération de leurs enzymes hépatiques. L’évaluation de la faisabilité du screening en consultation de médecine générale révèle elle un caractère très opérateur-dépendant. Discussion : Au vu des résultats quantitatifs, le dépistage semble se montrer particulièrement performant par rapport aux données rétrospectives pour diagnostiquer la NAFLD stéatosique simple chez les patients qui n’ont pas d’altération biologique des enzymes hépatiques. Il convient aussi de pointer du doigts des procédés diagnostiques très aléatoires avant l’introduction du screening. Il est dès lors assez interpellant de laisser un tel problème de santé publique dépendre de démarches diagnostiques aussi hasardeuses que celle du fortuitome à l’échographie abdominale. Argument qui plaide là encore pour un protocole de screening plus établi de la maladie. Les résultats quantitatifs ne permettent par contre pas de tirer une réelle conclusion concernant la comparaison des résultats pré- et post-screening traitant de l’incidence diagnostique de l’entité NASH/fibrose. Enfin, il semble important d’informer et de sensibiliser les médecins traitants avant d’introduire l’algorithme dont l’utilisation sera plus pertinente dans la main d’un soignant averti. Conclusion : Même si la validité de cette étude est relative au vu des biais qui seront énoncés, certains résultats semblent significatifs et révèlent des tendances dont nous pouvons déjà tirer les premières conclusions. Ainsi le screening NAFLD étudié pourrait améliorer significativement notre couverture diagnostique de la maladie en médecine générale. L’évaluation de la faisabilité de l’outil rapporte des discours divergents mais mis en balance de sa puissance diagnostique, tous les intervenants s’accordent à affirmer qu’il pourrait s’avérer être un allié de choix dans la prise en charge de cette maladie. Les autres alternatives non invasives de diagnostic NAFLD ne sont pas toujours plus performantes, bien moins accessibles et coutent trop cher pour un dépistage à large échelle. Par ce travail nous espérons ouvrir la voie à une plus grande diffusion en médecine générale du dépistage NAFLD via les scores clinico-biologiques et ainsi pouvoir recueillir dans le futur des données plus validées quant au bénéfice à réaliser un tel screening.