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- Nous cherchons à développer une vision plus fine du processus d’apprentissage de nouveaux mots écrits en s’intéressant plus spécifiquement à l’influence des informations sémantiques sur la création de nouvelles représentations lexicales. Pour cela, nous avons choisi de nous approcher au plus près des conditions réelles en sélectionnant trente-deux mots rares de la langue française. Nous avons sollicité un apprentissage explicite au travers des modalités écrites et auditives ainsi qu’une variété de tâches (appariement, dictée de mots, rappel libre). Les informations sémantiques (définitions, images) étaient fournies seulement pour l’apprentissage de la moitié des mots. Afin d’évaluer la lexicalisation de ces nouveaux mots, nous avons combiné des mesures neurophysiologiques (EEG) et comportementales (décision lexicale). Nous avons donc mesuré les réponses neuronales de discrimination lexicale à l’aide de la FPVS ainsi que l’exactitude et les temps de réponse à la tâche de décision lexicale. Les participants ont été testés avant et après l’apprentissage. Une réponse de discrimination pour les mots appris, localisée sur le cortex occipito-temporel gauche, a été observée immédiatement après l’apprentissage. Aussi, la tâche de décision lexicale a montré des effets de compétition plus importants après l’apprentissage. Dans l’ensemble, l’apprentissage de nouveaux mots tend à être meilleur en l’absence d’informations sémantiques. Ce résultat pourrait être la conséquence d’une limitation des ressources cognitives (goulot d’étranglement) interférant dans les étapes du traitement lexical. Néanmoins, l’intégration d’un nouveau mot au lexique serait possible après 20 minutes d’apprentissage.