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Contribution à une évaluation du risque d’introduction et de propagation de Xylella fastidiosa en Belgique, en lien avec la température

(2023)

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Les changements climatiques et les échanges commerciaux ont permis l’expansion de ravageurs et de pathogènes à travers le monde. Xylella fastidiosa, organisme de quarantaine, a priori non présent en Belgique, en est un parfait exemple. Les modélisations réalisées par l’EFSA et Godefroid et al. prédisent une augmentation de l’adéquation climatique en Europe de l’Ouest pour la bactérie, ainsi que pour Philaenus spumarius, le principal insecte vecteur européen. Le risque de développement de la maladie de Pierce et de Bacterial leaf scorch sur feuillus va augmenter dans nos régions. Cette adéquation est plus importante pour X. fastidiosa subsp. multiplex, qui sévit déjà dans le nord du pourtour Méditerranéen. D’autre part, cette sous-espèce a été détectée sur vignes en Virginie, où les températures peuvent atteindre -9°C en hiver. Dès lors, cette sous-espèce est-elle susceptible de s’établir en Belgique ? Pour répondre à cette question, deux axes sont abordés dans ce mémoire. Le premier axe est une contribution à une évaluation du risque d’introduction et de propagation de la bactérie en Belgique. Pour cela, premièrement, une liste de plantes hôtes ligneuses (potentielles et avérées) de X. fastidiosa subsp. multiplex a été élaborée. Deuxièmement, un recensement des lieux à risque (points d’entrée commerciaux et routiers, vergers, vignobles et pépinières) a été réalisé et leurs localisations ont été cartographiées, afin d’évaluer les zones à risque d’un point de vue épidémiologique. Troisièmement, dans ces zones, des inventaires entomologiques et floristiques ont été réalisés dans des environnements variés. Ceux-ci sont potentiellement propices à la création de foyers d’infestation et à sa diffusion sur le territoire belge. Finalement, une enquête de détection, basée sur l’échantillonnage d’insectes potentiellement vecteurs et de plantes hôtes potentielles et symptomatiques, a été réalisée. Ainsi, cet axe a permis de contribuer à un plan de surveillance de différentes manières. Dans un premier temps, les espèces d’intérêt prioritaires pour la surveillance, telles que Salix spp., Prunus spp. ou Quercus spp., ont été mises en évidence. Ensuite, plusieurs régions et certains sites en leur sein ont été classés comme à risque, en particulier le port d’Anvers. En effet, ce point d’entrée stratégique commercial est notamment entouré de zones ripariennes contenant des Salicaceae et des Aphrophoridae, des éléments propices au pathosystème. Finalement, l’enquête de détection n’a, pour l’instant, pas permis de détecter la bactérie dans ces sites, mais a pu aider à la mise en place de futures enquêtes et à cibler plusieurs endroits clés. L’introduction et la diffusion sont donc possibles, mais les données expérimentales attestant la tolérance de X. fastidiosa subsp. multiplex vis-à-vis d’un climat tempéré plus froid manquent. Dès lors, le deuxième axe a servi de travail préliminaire afin d’évaluer l’influence de la température sur la croissance in vitro et la propagation in planta de X. fastidiosa subsp. multiplex LMG9063, en comparaison avec X. fastidiosa subsp. fastidiosa KLN59.3. Un prototypage a donc été élaboré pour répondre à ces questions : des courbes de croissance en milieux liquides ont été réalisées à différentes températures, le développement en milieu solide a été testé, une analyse des symptômes et une qPCR sur plants de tabacs inoculés et placés dans différentes gammes de températures ont été performées. Malgré les difficultés rencontrées par l’expérimentation sur ce pathogène, quelques résultats ont pu émerger. X. fastidiosa subsp. multiplex semble mieux croître et provoque l’expression de symptômes moins sévères à des plus basses températures que X. fastidiosa subsp. fastidiosa. De plus, la sous-espèce semble mieux se propager vers le haut de la plante ainsi que vers les racines et semble provoquer plus de symptômes à des températures atteignant 28-30°C, malgré une quantité d’ADN bactérien similaire aux plantes placées à des températures de 13-15°C. Des études récentes, ainsi que les premiers résultats obtenus dans le cadre de ce mémoire montrent que la bactérie aurait la possibilité de s’établir à de plus faibles températures que les autres sous-espèces. Sur base de cette première approche, des futures recherches pourraient être réalisées afin de confirmer ces résultats, mais ce qui est certain, c’est que le risque est bel est bien présent et que la surveillance doit être de mise.