Mise au point d'une technique de dilution limite permettant l'estimation des précurseurs de lymphocytes T auxillaires. Application en transplantation rénale
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- Le risque de rejet la complication majeure des transplantations de tissus et d’organes. Cette réaction est induite par les lymphocytes T alloréactifs du receveur qui reconnaissent des antigènes d’histocompatibilité différents. A l’heure actuelle, il n’existe pas de tests permettant d’évaluer de façon certaine les patients susceptibles de faire un rejet. Par ailleurs, l’état de tolérance d’un patient vis-à-vis du greffon qu’il porte est difficilement estimable, étant donné l’administration en continu d’un traitement immunosuppresseur. Le but de ce mémoire est d’estimer la fréquence serait peut-être en corrélation avec le risque de rejet. Dans un premier temps, nous avons d’abord effectué la mise au point de la méthode. Pour ce faire, nous avons étudié la sensibilité et la reproductibilité de la technique. Nous avons ensuite établis des valeurs normales grâce à l’estimation des pHTL chez les donneurs sains. Nous avons pu constater que la fréquence est comprises entre 1 / 2.475 et 1/1/6.667 dans la cas de paires « répondantes-stimulantes » ayant des Ag HLA différents, tandis que pour des paires identiques, elle varie de 1/7.123 à 1/333.333. Nous avons également observé que le nombre de pHTL ne variait pas toujours dans le même sens que la MLR. nous avons ensuite étudié des précurseurs de lymphocytes T auxiliaires au cours du temps ainsi que la culture lymphocytaire mixte chez des patients inclus dans un protocole ayant pour but l’obtention d’une tolérance d’allogreffe rénale par transfusion de sang. Trois groupe de patients furent étudiés : receveurs de transfusions « random » (n=5), des transfusions HLA-DR compatibles (n=4) et de transfusions HLA-DR semi-compatibles (n =4). En ce qui concerne la réponse de la MLR, nous n’avons pas observé de différence entre les 3 groupes puisque les valeurs obtenues diminuaient au décours de la greffe chez l’ensemble des patients. Par contre, pour le suivi de la fréquence des pHTL, nous avons pu constater une différence entre les trois groupes étudiés